La première secrétaire du PS Martine Aubry s'est défendue d'avoir comparé le président Nicolas Sarkozy à l'escroc américain Bernard Madoff, dimanche sur France 2.
«Les mots ont un sens (...) Bien sûr, je n'ai pas comparé le président de la République à Madoff mais j'ai dit une chose qui paraît assez simple, c'est que, quand il nous donne des leçons de rigueur budgétaire, quand on a fait augmenter la dette de la France - depuis que la droite est au pouvoir, en 2002, on l'a doublée, de 800 à 1.600 milliards - c'est un peu comme si Madoff venait vous donner des leçons de comptabilité. Et ça ne serait pas crédible», a affirmé Martine Aubry.
De la même manière, la patronne des socialistes s'est défendue d'avoir dit que Nicolas Sarkozy était vulgaire: «J'ai dit que lorsqu'on s'attaque à François Mitterrand, pour dire qu'il est responsable aujourd'hui de la crise et du problème de la retraite en faisant référence à 1983, (Nicolas Sarkozy) manquait, enfin que ses propos manquaient d'élégance et qu'il y avait une dose de vulgarité».
«Là aussi, essayons d'être dans un pays où la démocratie, ça a un nom. On ne parle pas aux gens uniquement avec des noms d'oiseau (...) On essaie de s'exprimer avec nuance. En tous les cas, j'essaie de le faire», a-t-elle ajouté. «Je continue de penser que s'en prendre à quelqu'un qui en plus est décédé, qui a fait par ailleurs l'abolition de la peine de mort et beaucoup de choses, de cette manière là, ça a une petite dose de vulgarité et en tout cas beaucoup d'inélégance», a-t-elle insisté.