A l’occasion de l’installation ce mardi du nouveau Conseil national des villes par le Premier ministre François Fillon, la secrétaire d’Etat à la politique de la Ville considère que «la sécurité est essentielle» dans les banlieues et elle estime jouer un rôle de «poil à gratter» pour que le sujet «reste dans le débat public».
Une expression déjà utilisée en janvier
Fadela Amara avait déjà utilisé cette expression de «nettoyage au Kärcher» en janvier dernier après la mort d'un enfant de 12 ans lors d'une fusillade à Lyon à la suite d'une altercation entre jeunes de quartiers différents.
«La priorité est que les habitants puissent se projeter dans l’avenir sans avoir la trouille au ventre quand ils rentrent chez eux», poursuit-elle, interrogée par le quotidien breton.
La politique de Brice Hortefeux «a porté ses fruits»
La politique du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, «a porté ses fruits», juge la secrétaire d’Etat: «On le voit à Tremblay-en-France où, justement, les caillassages sont des réactions à l’intervention de l’État, aux arrestations et démantèlements de divers trafics».
Lundi soir sur RTL, le maire PS de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Claude Dilain, s'est de nouveau érigé en porte-parole du malaise des banlieues, se demandant notamment s'il fallait attendre des «émeutes» pour que le gouvernement s'y intéresse. Elles restent «une priorité» du gouvernement rétorque Fadela Amara dans Le Télégramme.
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