Dominique de Villepin: après l’annonce en grande pompe du lancement de son parti, la prochaine marche est théoriquement sa candidature pour 2012, en opposition à Nicolas Sarkozy. Prudent, il affirme cependant que «la politique a ses règles, les prochaines échéances aussi» et refuse de placer ses pions. En tout cas pour l’instant.
Alain Juppé: Nettement moins dans l’opposition frontale, Alain Juppé n’exclurait toutefois pas de se présenter. Bien sûr, si Nicolas Sarkozy n’est pas candidat. Une éventualité qui ne recueille pas vraiment les suffrages mais permet de mettre la pression sur l’Elysée.
Hervé Morin: Pas une candidature d’opposition mais une candidature avec un «projet», qui rassemble la «diaspora centriste». En bref, le président du Nouveau Centre a bien envie d'y aller. Problème, le parti a toujours choisi lors des précédentes échéances de se ranger sous l’aile de la majorité présidentielle et le candidat probable, Hervé Morin, souffre d’un grave déficit de popularité.
Ceux qui défendent leurs convictions
Nicolas Dupont-Aignan: Candidat, il ne l’est pas encore. Mais les scores honorables aux régionales, notamment en Ile-de-France, poussent en tout cas le dirigeant du Debout la République à réclamer la tête de Sarkozy, d’ores et déjà disqualifié selon lui pour 2012.
François Bayrou: Il n’attend que ça, reste à voir si le parti suivra. Les résultats calamiteux des européennes et des régionales plombent l’ambition de l’arbitre de la dernière présidentielle. Mais, alors que le Nouveau Centre continue de courir aux côtés de l’UMP, Bayrou peut se revendiquer comme le dernier représentant du centre.
Christine Boutin: La présidente du Parti chrétien-démocrate, fondé en juin 2009, espère réitérer l’expérience d’une candidature présidentielle. Très critique à l’issue des régionales, elle n’exclut pas de se présenter en 2012 pour défendre des valeurs traditionnelles.
Ceux qui pourraient aider Sarkozy
Jean-Louis Borloo: Une candidature Borloo pour booster celle de Sarko: telle est la thèse du Figaro. Selon le quotidien, l’actuel n°2 du gouvernement se lancerait dans la course afin de récupérer l’électorat de sensibilité centriste, tendance écolo, histoire de couper l’herbe sous le pied du probable tandem Aubry-Duflot. Avant de se rallier, bien sûr, au deuxième tour, à Nicolas Sarkozy.
Jean-François Copé: Il l’a dit et le répète: l’ambitieux patron des députés UMP place ses espoirs sur la présidentielle 2017. Une façon de dire qu’il ne partira pas à l’assaut des prochaines primaires de l’UMP. Il appelle dès à présent les troupes UMP à faire bloc derrière Nicolas Sarkozy, mais catalyse discrètement les mécontentements pour étoffer son image de futur homme fort de la droite.
Ceux qui sont pour l’instant neutralisés
Frédéric Nihous et Philippe de Villiers: Le président de Chasse, pêche, nature et traditions et le président du Mouvement pour la France ont accepté de participer aux listes de la majorité présidentielle pour les régionales. Si cette stratégie d’union dès le premier tour n’a pas été très probante dans les urnes et a érodé la confiance des caciques de l’UMP, elle devrait pouvoir permettre de capter les ambitions des deux petits partis et de leurs présidents en vue de 2012.