Dominique de Villepin est «mal à l'aise dans la politique menée par la majorité»

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Publié le 25 mars 2010.

POLITIQUE - Il va créer un «mouvement politique indépendant» le 19 juin...

C'est officiel. Dominique de Villepin va lancer «un mouvement politique libre, indépendant, ouvert à tous» le 19 juin. Lors d'une conférénce de presse, l'ancien Premier ministre s'est déclaré «mal à l'aise dans la politique menée aujourd'hui par la majorité» et a exprimé la volonté de «défendre un changement de politique». Candidat potentiel à la présidentielle, en 2012, il entend ainsi incarner «une alternative à Nicolas Sarkozy». 

«On ne peut pas accepter de vivre dans un pays où des situations d'inégalité et d'injustice atteignent un tel niveau et c'est pour cela que je suis mal à l'aise dans la politique qui est menée par la majorité», a-t-il déclaré, ajoutant: «nous ne pouvons pas différer la réponse».

«Je veux vous dire que la réponse que j'entends défendre, c'est un changement de politique, qui permettra de placer la France et les Français dans la position d'un redressement indispensable», a poursuivi l'ancien Premier ministre. «J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose», a déclaré Dominique de Villepin.

Un temps évoqué comme une mouvance «dans l’orbite de l’UMP», il pourrait finalement s’agir d’un parti à part. Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin, expliquait en début de semaine: «Notre positionnement depuis le début, c'est de rassembler au-delà des clivages partisans. La moitié de nos adhérents viennent du centre ou sont de sensibilité de gauche. On n'a pas que des gens de l'UMP. Donc, si on dit "on monte une structure à l'intérieur de l'UMP", cela veut dire que l'on perd les trois quarts de nos adhérents», a fait valoir l'ancienne ministre de l'Outre-mer, qui revendique 15.000 adhérents.

«Le vrai problème, c’est de savoir ce qu’il veut faire de cette entreprise»

Mercredi, Michèle Alliot-Marie a ironisé sur le «gaullisme social» de Dominique de Villepin, en soulignant que l'ancien Premier ministre parle «plus de Napoléon que du général de Gaulle».

«Je ne sais pas s'il fera un parti, une association, Je n'ai pas très bien compris. Peu importe. Le vrai problème, c'est de savoir ce qu'il veut faire de cette entreprise», a déclaré la garde des Sceaux devant l'Association des journalistes parlementaires.

«Est-ce qu'il veut en faire une entreprise négative pour démolir quelqu'un, pour s'attaquer à quelqu'un ? Ou est-ce qu'il veut en faire une entreprise positive c'est-à-dire apportant, comme d'autres le font aujourd'hui dans la majorité, un certain nombre de conceptions qui sont les siennes?», s'est-elle interrogée, mettant en garde contre le danger de «tirer contre son camp».
O.R. avec agence
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