C'est officiel. Dominique de Villepin va lancer «un mouvement politique libre, indépendant, ouvert à tous» le 19 juin. Lors d'une conférénce de presse, l'ancien Premier ministre s'est déclaré «mal à l'aise dans la politique menée aujourd'hui par la majorité» et a exprimé la volonté de «défendre un changement de politique». Candidat potentiel à la présidentielle, en 2012, il entend ainsi incarner «une alternative à Nicolas Sarkozy».
«On ne peut pas accepter de vivre dans un pays où des situations d'inégalité et d'injustice atteignent un tel niveau et c'est pour cela que je suis mal à l'aise dans la politique qui est menée par la majorité», a-t-il déclaré, ajoutant: «nous ne pouvons pas différer la réponse». «Je veux vous dire que la réponse que j'entends défendre, c'est un changement de politique, qui permettra de placer la France et les Français dans la position d'un redressement indispensable», a poursuivi l'ancien Premier ministre. «J'ai le sentiment qu'au lendemain des élections, ce n'est pas un changement de politique qui a été choisi alors qu'il s'impose», a déclaré Dominique de Villepin.
Mercredi, Michèle Alliot-Marie a ironisé sur le «gaullisme social» de Dominique de Villepin, en soulignant que l'ancien Premier ministre parle «plus de Napoléon que du général de Gaulle».
«Je ne sais pas s'il fera un parti, une association, Je n'ai pas très bien compris. Peu importe. Le vrai problème, c'est de savoir ce qu'il veut faire de cette entreprise», a déclaré la garde des Sceaux devant l'Association des journalistes parlementaires.
«Est-ce qu'il veut en faire une entreprise négative pour démolir quelqu'un, pour s'attaquer à quelqu'un ? Ou est-ce qu'il veut en faire une entreprise positive c'est-à-dire apportant, comme d'autres le font aujourd'hui dans la majorité, un certain nombre de conceptions qui sont les siennes?», s'est-elle interrogée, mettant en garde contre le danger de «tirer contre son camp».