Un grand vainqueur, l’abstention, qui doit interpeller toute la classe politique. D’abord les présidents sortants. Quand on a administré des régions pendant six ans et qu’on revendique de se succéder à soi-même, comment peut-on avoir échoué à intéresser les Français à des sujets qui les touchent dans leur vie quotidienne, comme les transports et l’emploi? Quant à l’opposition régionale, je pense qu’elle a sans nul doute un réservoir important d’abstentionnistes, qui n’ont pas forcément mesuré l’enjeu et qu’il faut mobiliser pour sortir les régions de l’immobilisme.
Je pense que les résultats de dimanche ont fait prendre conscience à ceux qui n’ont pas voté par mauvaise humeur qu’ils doivent surpasser ce sentiment en se remobilisant afin d’empêcher la gauche d’asphyxier à nouveau nos régions. Si l’on veut des régions dynamiques, compétitives, innovantes en matière d’environnement, de transport et de sécurité, une seule solution: la majorité présidentielle.
Il est indispensable de mettre toute notre énergie à mobiliser pour le second tour et ne pas la dépenser dans des stratégies fumeuses, dans des calculs hasardeux et dans des ambitions stériles. Je lance un appel à la raison: les électeurs attendent de nous que nous soyons unis, mobilisés, fermes sur nos convictions et nos idées. Il y a le temps du débat entre nous, puis celui des élections. Oui à l’action, non aux arrière-pensées!
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