Régionales 2010: Le grand chelem n'est «pas possible» selon Martine Aubry... Pour François Fillon, c'est Martine Aubry qui s'est déshonorée

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Publié le 18 mars 2010.

JOURNAL DES REGIONALES - Le buzz et tout ce qu'il faut savoir de la campagne...

Dans trois jours, les 26 régions françaises de métropole et d'outre-mer sont invitées à renouveler leurs conseillers. Le buzz de la campagne et tout ce qu'il faut savoir - l'incontournable comme le plus anecdotique - c'est tous les jours dans le «Journal des régionales» sur 20minutes.fr...

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Jeudi 18 mars 2010

Ségolène Royal tacle François Fillon à son tour

Ségolène Royal (PS), en lice pour un nouveau mandat à la tête de la région Poitou-Charentes, a qualifié ce jeudi sur France Info d'«instrumentalisation» et d'«affolement de fin de campagne» l'annonce par erreur par François Fillon du décès d'un policier.

Le grand chelem à gauche, «pas possible» selon Aubry

Martine Aubry, première secrétaire du PS, a affirmé ce jeudi sur Canal + que le «grand chelem n'est pas possible» pour la gauche dimanche au second tour, car Georges Frêche n'est plus «un homme de gauche».

Déshonoré toi-même 

«On ne se déshonore pas quand on commet une erreur, qu'on la reconnaît et qu'on s'excuse», a affirmé François Fillon, en réponse à Martine Aubry qui l'avait accusé d'avoir annoncé la mort d'un policier qui n'était pas décédé. Il a souligné avoir «immédiatement» reconnu qu'une «fausse information» s'était glissée dans un discours de meeting mercredi soir à Paris. «Mais en revanche Martine Aubry», a poursuivi le Premier ministre, «on se déshonore lorsque l'on sonne le tocsin avec les mots les plus durs qui soient au premier tour de l'élection régionale contre un candidat, Georges Frêche, et qu'au second tour on appelle à voter pour lui».

Ali Soumaré joue vraiment au foot

Entre une partie de football et des discussions à bâtons rompus, la tête de liste du PS dans le Val-d'Oise a tenté ce jeudi de convaincre des jeunes d'aller voter dans un quartier populaire de Suresnes (Hauts-de-Seine). «Alors, il est où le réserviste du PSG?», a ironisé le candidat, avant de fouler pendant quelques minutes le petit terrain de foot en ciment situé au bout d'un square de la cité-jardins de Suresnes.

Bruno Gollnisch est à Front

Le chef du file du Front national en Rhône-Alpes, Bruno Gollnisch, est regonflé par les 14.1% de suffrages décrochés dimanche dernier. Il croit dur comme fer en ses chances de victoire. «Nous avons recueilli 239.000 voix. En 2002, Jean-Marie Le Pen en avait fait 542.267. Si dimanche, tous ceux qui ont voté FN à un moment ou à un autre se déplacent, nous pouvons conquérir la Région».

Un président, ça court énormément

La campagne marathon est quasiment terminée pour le candidat PS en Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne. Mais à côté de la présidence, c’est de la rigolade. Il a déclaré ce jeudi «faire 60.000 km chaque année» pour l’ensemble de ses déplacements en région.

Pas de déni de démocratie

«Ce qui s'est passé entre les deux tours est un vrai travail de fond et il n'y a pas eu de déni de démocratie», a indiqué le candidat Europe écologie en Rhône-Alpes Philippe Meirieu. Avec le PS et le Front de gauche, le parti a mis près de 40 heures à trouver un accord de fusion, signé mardi en fin d’après-midi. Philippe Meirieu réagissait aux propos de Daniel Cohn-Bendit qui a déclaré jeudi sur France Inter qu'un «système politique où on fait un accord en 24 heures, c'est quand même un peu un déni de démocratie».

L'UMP rebondit sur les propos de Daniel Cohn-Bendit

L'UMP en a appelé ce jeudi au chef de file d'Europe Ecologie pour dénoncer «la supercherie électoraliste» des accords noués à gauche en vue du second tour. «Daniel Cohn-Bendit a le courage de dire ce qu'est la réalité des accords PS-Verts-Communistes», déclare dans un communiqué Franck Riester, directeur de la campagne nationale de l'UMP. «Au contraire, dans la majorité présidentielle, nous avons fait ce que Daniel Cohn-Bendit recommande: rassembler en respectant ses partenaires, prendre le temps de définir ensemble des projets ambitieux et cohérents pour nos régions, en phase avec les attentes de nos concitoyens», assure le député de Seine-et-Marne. Franck Riester a juste oublié que le leader d'Europe Ecologie avait également dénoncé un «surdéni» de démocratie de la part de la droite.

Sondage très favorable au PS en Ile-de-France

La liste d'union PS-Europe écologie-Front de gauche conduite en Ile-de-France par Jean-Paul Huchon emporterait largement les élections régionales, avec 56% des voix au second tour contre 44% à celle de Valérie Pécresse (UMP), selon un sondage Ifop et Maximiles pour le JDD.fr.

Incendie à la permanence UMP de Périgueux (Dordogne)

Des poubelles en feu auraient été déposées devant la permanence UMP de Périgueux (Dordogne) dans la nuit de mercredi à jeudi, selon le quotidien Sud-Ouest. «Tout cela est très inquiétant. A l'intérieur de ce local dormait l'un de nos responsables. S'il ne s'était pas réveillé et n'avait pas pu appeler les pompiers, il aurait pu perdre la vie et tout l'immeuble aurait pu être détruit. Il s'agit d'un acte totalement irresponsable», a déclaré Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine.

En Rhône-Alpes, le MoDem penche plutôt à gauche

Plusieurs élus du Modem de Rhône-Alpes ont appelé ce jeudi leurs électeurs à voter pour la liste conduite par Jean-Jack Queyranne (PS), allié au Front de gauche et à Europe Ecologie, lors du second tour dimanche. La tête de liste du Modem dans la région, l'ancien ministre à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag, qui a recueilli 4,33% des voix au premier tour, n'a quant à lui donné aucune consigne de vote.

En Guadeloupe, le président sortant retrouve son siège vendredi

Victorin Lurel (PS), seul président de région sortant victorieux dès dimanche, retrouve vendredi son siège à la tête d'un conseil régional de Guadeloupe où il disposera d'une énorme majorité, après avoir terrassé la ministre UMP de l'Outre-mer Marie-Luce Penchard (56,51% contre 14,01%).

Dominique Bussereau, vexé par les sondages?

La tête de la liste UMP-NC-MPF en Poitou-Charentes a saisi la Commission nationale des sondages à la suite de la publication ce jeudi par le journal Sud Ouest d'un sondage Ifop qui le donne largement perdant face à Ségolène Royal (63% contre 37%). Dominique Bussereau estime que le sondage incriminé a été bâclé, que toutes les questions posées ne sont pas publiées par le quotidien régional et que le nombre de personnes interrogées n'est pas mentionné.

Cohn-Bendit fustige les tractations PS-Europe Ecologie

Ce «système politique où on fait un accord en 24 heures, c'est quand même un peu un déni de démocratie», a indiqué Daniel Cohn-Bendit sur France Inter. En si peu de temps, «on n'est pas capable vraiment de définir ce que doit être la gouvernance pour quatre ou cinq ans», selon le chef de file d'Europe Ecologie. Mais la droite aussi en prend pour son grade: «Quand on fait une liste avec les chasseurs, de Villiers et que l'on appelle après les électeurs écologistes, c'est un "surdéni" de démocratie. Ca ne veut absolument rien dire, ils ont fait des listes sans qu'on en connaisse le contenu».

François Fillon en déplacement à Marseille et en Alsace

Le tour des régions du Premier ministre continue. François Fillon s'est rendu jeudi à Marseille apporter son soutien à la tête de liste UMP en Paca, Thierry Mariani, arrivé en tête du premier tour, estimant que «le président sortant (Michel Vauzelle, PS) n'a pas réussi à convaincre». Il devait aller dans l'après-midi en Alsace, région qui pourrait basculer à gauche.

L'abstention, un «caillou dans la chaussure des (présidents) sortants» pour NKM

A contre-courant de nombreuses analyses, Nathalie Kosciusko-Morizet, tête de liste UMP en Essonne et secrétaire d'Etat à l'économie numérique, impute au bilan de la gauche l'abstention au premier tour. «Je vois beaucoup dans l'abstention la marque du manque de lisibilité de l'action régionale et du manque de vision qui s'y exprime. Et c'est un caillou dans la chaussure des sortants», a-t-elle expliqué lors d'un chat sur lemonde.fr.

Eric Besson ne veut pas quitter son poste après les régionales

Alors que des rumeurs de remaniement se précisent, Eric Besson a réaffirmé jeudi son souhait de conserver le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire après le second tour des élections régionales dimanche.

Valérie Pécresse attaque le projet de tarif unique dans les transports de la gauche

Faire payer plus cher les usagers de la zone 1 et 2? Valérie Pécresse (UMP) et Jean-Claude Delarue, président de la fédération des usagers des transports, ont dénoncé jeudi «le flou absolu» de la proposition du PS, des Verts et du Front de gauche de créer un tarif unique pour les transports en Ile-de-France. Pour Valérie Pécresse et Delarue, les «approximations sont irresponsables. En refusant de préciser le prix du futur Pass Navigo, la gauche ne dit pas la vérité aux Franciliens: les usagers des zones 1 et 2 devront vraisemblablement payer beaucoup plus cher leur abonnement».

L'UMP François Barouin estime qu'il faut «se mettre autour de la table dès le lendemain des régionales»

Une pause qui viendrait trop tard. Le député UMP chiraquien François Baroin a estimé jeudi qu'une pause des réformes au deuxième semestre 2011, comme l'a annoncé Nicolas Sarkozy, «c'est trop tard» et qu'il fallait «se mettre autour de la table dès le lendemain des régionales».

Azouz Begag a beaucoup donné

Il n’a toujours pas donné de consigne de vote. Injoignable, Azouz Begag, tête de liste MoDem en Rhône-Alpes, a tout de même laissé un message sur son profil Facebook. S’il explique qu’il ne fléchira «jamais», il semble encore très amer de sa défaite au premier tour (-5% des voix). «Le FN, sans campagne, avec comme seul programme l'islamophobie, approche les 20%. Merci Sarko», lâche-t-il. L’écrivain serait-il écœuré de la vie politique?

Pour Benoît Hamon, un simple remaniement serait «à côté de la plaque»

Un changement profond en cas de claque électorale. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a déclaré jeudi qu'un simple remaniement ministériel au lendemain des régionales plutôt qu'un changement de politique, serait «juste être complètement à côté de la plaque». «Ce qu'on demande au gouvernement c'est de changer de politique», a-t-il ajouté, en répétant que le PS avait l'objectif, pour le second tour, «de gagner partout».

Georges Frêche l'emporterait confortablement en Languedoc-Roussillon

Le perturbateur du PS en passe de remporter la mise. Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon et candidat à un second mandat, est donné vainqueur des régionales dans cette région avec 58% des suffrages, selon un sondage IFOP pour le Midi Libre et L'Indépendant publié jeudi. Selon cette enquête, l'UMP, conduite par le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc, recueillerait 28% des voix et la liste du Front National, conduite par France Jamet, arriverait en troisième position avec 14% des suffrages.


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