Régionales: Le point sur les listes qui vont s'affronter au second tour

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Publié le 17 mars 2010.

POLITIQUE - 20minutes.fr dresse un panorama des forces en présence...

Toutes les listes pour le second tour ont été déposées en préfecture avant ce mardi à 18h. Place désormais au scrutin final.

>> Retrouvez en animation toutes les listes du second tour en cliquant ici

Six régions avec des duels PS-UMP

Dans ces régions, la gauche est au pouvoir et devrait le rester grâce à un report des voix dont l'UMP ne bénéficie pas. En Poitou-Charentes et en Ile-de-France, les duels Royal-Bussereau et Huchon-Pécresse sont particulièrement attendus même si, d'après les sondages, la défaite risque d'être lourde pour les deux ministres UMP engagés.

Les régions Basse-Normandie, Pays de la Loire, Midi-Pyrénées et Auvergne, sont également concernées par des duels PS-UMP avec un ballottage favorable à la gauche.

Douze régions avec le Front national (FN) pour arbitre

Comme prévu, le FN sera bien présent partout où il a dépassé la barre fatidique des 10%. Une présence qui, comme d'habitude, devrait vraisemblablement empêcher l'UMP de ravir la victoire.

Quelques triangulaires seront tout de même intéressantes à suivre, notamment en Alsace où la gauche pourrait l'emporter pour la première fois malgré l'excellent score au premier tour du candidat de la majorité, Philippe Richert (34,94%).

En Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) et dans le Nord-Pas-de-Calais, il faudra également suivre les résultats des Le Pen, père et fille, dotés respectivement de 20,29% et 18,31% des voix au premier tour.

En plus de l'exception Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, le PS devrait logiquement s'imposer en Haute-Normandie, en Picardie, en Champagne-Ardenne, en Lorraine, en Bourgogne, en Franche-Comté, en Rhône-Alpes et dans le Centre.

Trois régions où les partis de gauche n'ont pas pu s'entendre

Deux autres triangulaires sont prévues dans des régions où le PS et ses alliés traditionnels n'ont pas réussi à s'entendre après ces deux jours de tractations.

En Bretagne, le président socialiste Jean-Yves Le Drian et l'écologiste Guy Hascoët n'ont pu trouver d'accord. Le premier parlant de position «intangible» malgré une «volonté d'ouverture», le second dénonçant la «vision hégémonique d'un parti». Toutefois, l'UMP aura du mal à en profiter, le PS l'ayant largement battu au premier tour (37,19% contre 23,73%).

Dans le Limousin, c'est le Front de Gauche qui n'a pas réussi à s'entendre avec le PS, ce dernier rejetant la présence de candidats du NPA sur une liste fusionnée. Cependant, les socialistes se sont au moins accordés avec Europe Ecologie et ont peu de chances de perdre la région. Le PS avait largement dominé le premier tour avec 38,05% des voix contre 24,16% pour l'UMP.

La situation est légèrement différente en Aquitaine où c'est le MoDem de Jean Lassalle (10,43% au premier) qui fait figure de troisième force. La liste PS d'Alain Rousset (37,63%) reste malgré tout la grande favorite face à la liste UMP de Xavier Darcos (22,05%).

L'exception corse

La gauche part grande favorite aux élections territoriales en Corse, après avoir fusionné ses quatre listes dont le score total de 40,1% au premier tour la met en position de ravir le pouvoir à l'UMP (21,34%). Les nationalistes partiront eux séparément à la bataille avec deux listes engagées pour ce qui constituera l'unique quadrangulaire du second tour.

En outre-mer, des cas de figure variés

En Guyane, c'est un duel bien particulier qui va se dérouler au deuxième tour. Le ballottage est a priori favorable au maire divers gauche de Cayenne, Rodolphe Alexandre (40,61% au premier tour). Sauf qu'il a été investi par l'UMP et qu'il a largement devancé la liste de la députée DVG Christiane Taubira (23,02%), qui a aura sans doute du mal à rattraper son retard, les autres listes de gauche ayant obtenus de faibles résultats.

En Martinique et à la Réunion, ce sont deux triangulaires qui sont prévues. Une liste divers gauche affrontera une liste régionale et une liste UMP-NC en Martinique tandis qu'à la Réunion, le Parti communiste réunionnais et le PS partent en ordre dispersé, laissant présager d'un second tour serré où la droite peut espérer tirer son épingle du jeu.

En Guadeloupe, la liste de Victorin Lurel, député PS et président sortant du Conseil régional de Guadeloupe, a été nettement réélue dimanche dès le premier tour, avec 56,51% des voix.

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