Porte-parole du PS, Benoît Hamon avait le sourire ce mardi soir. Au terme de deux jours de négociations avec ses partenaires de gauche dans un Novotel du centre de Paris, «on a fait le rassemblement de toute la gauche en vue du deuxième tour des régionales», a-t-il assuré.
Toute ? Non ! Car il reste encore quelques irréductibles en Bretagne ou dans le Limousin. Mais ils ne devraient pas venir perturber les plans de Martine Aubry, dimanche prochain.
Trois listes en Bretagne et Limousin
Arrivée largement devant dimanche soir, Jean-Yves Le Drian, tête de liste PS en Bretagne a bien fait comprendre aux écologistes qu'il n'avait pas besoin d'eux pour remporter ce scrutin. Il y aura donc trois listes (PS-Europe Ecologie-Majorité présidentielle) sur la ligne de départ dans cette région dimanche.
Idem dans le Limousin où le Front de Gauche allié au NPA n'a pas scellé d'union avec les socialistes menés par Jean-Paul Denanot. «Je n'ai pas pu faire la clarté sur la position du NPA», a expliqué ce dernier, n'excluant toutefois pas un «accord de troisième tour» à terme.
Le PS ne lâche rien sur le nucléaire
Partout ailleurs en France métropolitaine, les forces de gauche ont publié les bans en vue du deuxième tour. En Ile-de-France, Cécile Duflot (EE), Jean-Paul Huchon (PS) et Pierre Laurent (FG) sont même partis faire campagne ensemble à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) après avoir déposé leur liste commune.
Mais à lire le contrat de mariage, il semble que ce soient les écolos qui aient fait le plus de concessions, notamment sur le nucléaire. En Provence, les socialistes ne sont pas revenus sur les 70 millions de subventions engagées dans le projet Iter de fusion thermonucléaire. En Bourgogne, François Patriat, tête de liste PS, assure n'avoir «rien lâché» non plus sur le soutien au pôle nucléaire et le développement de l'aéroport.
A droite
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a ironisé ce mardi sur le rassemblement des partis de gauche, qualifiant l'union de «retour à la gouache plurielle». En 1997, Lionel Jospin, à la tête de la «gauche plurielle» avait remporté les législatives anticipées.
De son côté, François Fillon a fermement rappelé à l'ordre les membres de la majorité qui veulent imputer à l'exécutif gouvernemental le revers du premier tour des élections.