A l'UMP, on aimerait bien remettre les compteurs à zéro. Dès dimanche soir, son secrétaire général, Xavier Bertrand, répétait en boucle qu'«une nouvelle campagne allait commencer». Lundi matin, c'est le Premier ministre, François Fillon, qui s'est dit «convaincu qu'une nouvelle page allait s'ouvrir avec le second tour» à l'occasion d'un déplacement à Sèvres (Hauts-de-Seine) en compagnie de la tête de liste UMP en Ile-de-France, Valérie Pécresse.
Le parti majoritaire, qui a joué la carte de l'union la plus large possible dès le premier tour, a pourtant épuisé ses réserves de voix et est pénalisé dans de nombreuses régions par le bon score du FN. Mais «tout est possible», selon Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP, qui a lancé lundi un appel aux abstentionnistes, mais aussi aux écologistes «qui ne veulent pas d'alliance de second tour avec le PS», affirmant que «la défense de l'environnement, c'est aujourd'hui la majorité qui l'incarne».
L'UMP lorgne également du côté des 4% d'électeurs qui ont choisi le MoDem, dont «l'échec est extrêmement pénible pour les centristes». «A l'UMP, les centristes sont nombreux et la politique menée par le gouvernement est très empreinte de cette idéologie démocrate-chrétienne humaniste», renchérit Dominique Paillé. L'UMP ne se prive pas non plus d'agiter le chiffon rouge à l'adresse des électeurs du Front national: «Voter FN dimanche prochain, c'est donner sa voix aux socialistes.»
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