Sur quelles voix l'UMP peut-elle compter pour le second tour?

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Publié le 15 mars 2010.

POLITIQUE - Uni au premier tour, le parti dispose d'un réservoir assez faible. Le point...

Score faible au premier tour, «le plus bas de la Vème République», selon Frédéric Dabi de l’Ifop, FN qui se maintient dans douze régions, l’UMP ne va pas pouvoir compter sur beaucoup de reports de voix. Mais il reste quand même quelques voix à grapiller ici ou là et qui peuvent faire la différence...

>> De quelle couleur sera la France la semaine prochaine? Lire l'analyse ici

Les «divers droite»
Si «l’UMP mise sur une union au premier tour, pour imposer un choc psychologique et susciter une dynamique électorale», selon Frédéric Dabi, évidemment, il lui reste peu d’alliés pour un second tour. En moyenne sur le territoire, les «DVD», divers droites, rassemblent 2% des suffrages exprimés. C’est déjà ça qui devrait tomber dans l’escarcelle UMP.

Les voix du FN
Dans les régions où le FN ne peut pas se maintenir (10 sur 22), on peut s’attendre à un report partiel des voix frontistes vers le parti de la majorité. «Une majorité des électeurs frontistes devraient voter pour l’UMP, notamment en Basse-Normandie, mais certains voteront aussi pour la gauche», estime Pascal Perrineau, directeur du Cevipof.

>> A venir, notre décryptage du vote FN

Des voix du MoDem et d’Europe écologie
Une partie des électeurs du MoDem et de ceux d’Europe écologie devraient se retourner vers l’UMP au second tour. Selon l’Ifop, au niveau national, 22% des votes verts devraient virer bleus entre les deux tours. Avec de fortes disparités selon les régions. «Pour l’Ile-de-France, les votes Europe écologie devraient aller au PS dans la grande majorité», estime Pascal Perrineau. Pour l’Alsace, «où Europe écologie est associée avec Waechter, c’est moins sûr».

Les abstentionnistes
C’est LE gros espoir de l’UMP, car une majorité d’abstentionnistes sont traditionnellement des électeurs de droite, déçus. Problème, selon Frédéric Dabi, directeur du Département Opinion et Stratégie d'entreprises à l'IFOP, l’UMP, contrairement au PS, n’a pas su garder de stratégie claire pendant la campagne et s’est perdue dans «plusieurs circonvolutions». «Dans un premier temps, l’UMP parlait d’un scrutin national, il fallait voter pour soutenir des réformes. Ensuite, le parti a parlé d’un scrutin local, avec un vote qui n’aurait pas d’impact au niveau national et enfin, Nicolas Sarkozy s’est déplacé dans plusieurs régions», détaille le sondeur. Il va donc falloir trouver un mot d’ordre pour motiver et convaincre les abstentionnistes...
Oriane Raffin
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