Europe Ecologie est-elle vraiment devenue ce dimanche la troisième force politique française?
Oui, c'est sûr. Ce résultat aux élections régionales n'était pas gagné, et pourtant il vient confirmer celui des élections européennes. C'est vraiment énorme.
Comment votre parti peut-il désormais s'installer durablement sur la scène politique?
Nous devons mieux nous structurer, nous regrouper car il n'y avait pas vraiment de parti auparavant. Nous sommes dans un élan agréable, avec une soif de la population que quelque chose change enfin. Les citoyens recherchent un espoir que nous pouvons représenter.
L'alliance avec le Parti socialiste demeure-t-elle indispensable?
Oui, et je suis contente du nouveau rôle d'Europe Ecologie. Nous sommes là pour dynamiser la gauche et apporter notre poids sur les questions écologiques. Nous devons notamment entraîner les socialistes à réfléchir plus en profondeur sur le thème des transports et du nucléaire.
Comment jugez-vous le score toujours élevé du Front national?
Le Front national joue la carte du populisme en voulant exorciser la peur des gens. Tout cela est dû à la droite et ses discours sur l'exclusion et l'insécurité. Les solutions qu'ils proposent sont mauvaises.
Je pense qu'il faut améliorer l'intégration et faire tomber la peur. Il y a un besoin de protection en France, mais la politique de Nicolas Sarkozy aggrave les problèmes.
>> Pour retrouver la carte des résultats du premier tour, cliquez ici