Historique. Selon le ministère de l’Intérieur, 39,29% seulement des 44 millions de Français inscrits sur les listes électorales avaient voté ce dimanche à 17 heures. C’est près de 10% de moins qu’au premier tour de 2004. D’après une estimation de TNS-Sofres, l’abstention atteint le niveau record de 52, 5%, 52% pour l’institut de sondage Opinion Way.
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Historique également le score du Parti socialiste, qui atteint 29,1% des suffrages. Pari gagné donc pour Martine Aubry, en passe de réaliser le grand chelem tant attendu. L’UMP, avec 27,3% perd du même coup sa place de première formation politique. Mais «comment parler d’un vote sanction», questionne Xavier Bertrand, secrétaire général du parti, «quand moins d’un électeur sur deux est allé voter?» Avec 13,1% des suffrages, Europe Ecologie s’impose comme la troisième force politique du pays. De quoi être en position d’exiger des places dans les exécutifs régionaux, et plus particulièrement des postes de vice-présidents.
Le Front national et le Modem, tous deux fragilisés, jouaient leur survie. Objectif 10% pour le FN, et 5% minimum pour le MoDem. A ce petit jeu, les frontistes s’en sortent plutôt bien: 11, 2 % des suffrages. C’est assez pour se maintenir et créer des triangulaires, aux dépends de l’UMP. La déception est de taille en revanche pour le MoDem, qui n’obtient que 3,4% des suffrages, derrière le Front de gauche à 5,7%, et s’illustre comme le grand perdant de cette élection.