Deuxième partie 1998-2004
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En France, le Conseil régional est une institution relativement récente. L'élection de son assemblée au suffrage universel a été instaurée en 1986. Comme aucune élection n’est jamais anodine, malgré l’intérêt plus ou moins prononcé des Français, les régionales ont offert depuis 24 ans le spectacle de joutes intenses et luttes intestines. Avec parfois des conséquences nationales.
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La dose de proportionnelle intégrée au suffrage a permis aux petits partis (dont le Front national), au moins jusqu’en 2004, de trouver un nouveau terrain pour s’exprimer et surtout un moyen d'obtenir des élus.
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1998: Le Front national sème la zizanie à droite
Une nouvelle ère a commencé pour la gauche. Un an plus tôt, Jacques Chirac avait dissous l’Assemblée nationale et c’est la gauche qui a finalement remporté les législatives. C’est l’avènement de la gauche plurielle au gouvernement qui, surfant sur cette vague, va remporter six régions de plus qu’en 1992, soit huit régions au total.
Cependant, certains Conseils régionaux remportés par la droite le sont à nouveau grâce aux voix du FN, ce qui crée un malaise important au sein même de la droite et provoque notamment l’éclatement de l’UDF.
Certains élus de droite démissionneront immédiatement pour éviter toute suspicion. D’autres l’assumeront la tête haute, tel Charles Millon en Rhône-Alpes, dont l’élection sera tout de même invalidée un an plus tard.
En Languedoc-Roussillon, c’est Jacques Blanc qui s’adjuge les voix du FN. Il le paiera six ans plus tard face à Georges Frêche.
Charles Baur, en Picardie, est l’un des quatre autres «moutons noirs» avec Millon, Blanc et Soisson, à jouer la carte du FN. Ils seront tous exclus de l’UDF.
2004: A gauche toute
Après les controverses des scrutins précédents, le mode d’élection des Conseils régionaux est modifié, adoptant le modèle des élections municipales. Un second tour au suffrage universel est ajouté, permettant non plus aux élus, mais bien aux électeurs d’élire la liste comportant le président de région.
Malgré le séisme de la présidentielle de 2002, la gauche arrive forte et unie au scrutin, bénéficiant de la forte impopularité du tandem Chirac-Raffarin au pouvoir. Le résultat sera éloquent: 20 régions sur 22 reviennent à la gauche.
Adrien Zeller (UMP) est réélu en Alsace, seule région métropolitaine avec la Corse, à échapper à la débâcle de la droite.
Une débâcle qui aura des conséquences nationales. Si Jean-Pierre Raffarin ne démissionne pas de son poste de Premier ministre, il est convié à un remaniement ministériel par Jacques Chirac. Ce sera son dernier. Un an plus tard, il laisse les clés de Matignon à Dominique de Villepin.
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