A deux jours des régionales, Nicolas Sarkozy a choisi de donner un long entretien au Figaro Magazine. Un bilan et quelques pistes pour la politique dans les mois qui viennent que chacun interprète à sa façon ce vendredi.
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Martine Aubry a jugé tardive que l'intention du chef de l'Etat de faire «une pause» dans les réformes au deuxième semestre 2011».«Je ne comprends même pas pourquoi on parle de cela ce matin, la pause elle s'impose aujourd'hui», a déclaré la première secrétaire du PS sur France Info. «Ce qu'il faudrait que le président nous dise, c'est qu'il va arrêter de casser l'éducation nationale, qu'il va arrêter de changer les règles sur les crèches» ou encore de «casser l'hôpital public», a ajouté Martine Aubry.
De son côté, Christian Estrosi a tenu à donner son interprétation personnelle du mot «pause». Pour le ministre de l'Industrie, cela ne signifie pas immobilisme mais «au contraire avoir de l'action comme jamais par le passé», pour pouvoir «donner toute l'efficacité» aux réformes engagées. Il faut, selon lui, «aller vers la simplification administrative et législative», mais «la réalité c'est que l'on ne va pas arrêter» a déclaré le ministre sur Europe 1.
Réagissant quant à lui sur la taxe carbone, dont Nicolas Sarkozy a finalement annoncé qu'il la laissait en sommeil, Jean-Pierre Raffarin a estimé que la mesure «n'est pas applicable à court terme en Europe». «Trop de Grenelle tuerait le Grenelle», a tranché l'ancien Premier ministre.