Première partie 1986-1998
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En France, le Conseil régional est une institution relativement récente. L'élection de son assemblée au suffrage universel a été instaurée en 1986. Comme aucune élection n’est jamais anodine, malgré l’intérêt plus ou moins prononcé des Français, les régionales ont offert depuis 24 ans le spectacle de joutes intenses et luttes intestines. Avec parfois des conséquences nationales.
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La dose de proportionnelle intégrée au suffrage a permis aux petits partis (dont le Front national), au moins jusqu’en 2004, de trouver un nouveau terrain pour s’exprimer et surtout un moyen d'obtenir des élus.
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1986: Le premier scrutin
Les élections régionales tombent en même temps que les législatives qui verront la droite l’emporter et la première cohabitation de la 5e république avoir lieu. Au niveau régional, le revers est tout aussi flamboyant: 20 régions sur 22 sont remportées par la droite (dont 14 pour l’UDF). La gauche n’obtient que le Nord-Pas-de-Calais et le Limousin.
1992: Stupeur et trahison
Les choses ne s’arrangent pas pour la gauche, qui est toujours au pouvoir, mais qui va vivre une nouvelle cohabitation l'année suivante. Les régionales permettent déjà de voir des signes de ce futur échec. Le renouvellement consacre une carte identique à celle de 1986, 20 régions sur 22 à la droite et la gauche garde le Limousin mais cède le Nord-Pas-de-Calais aux Verts.
Parmi les évènements marquants de ce scrutin, on trouve la victoire de Jean-Pierre Soisson (Centre-gauche) en Bourgogne grâce aux voix du FN. Le tollé sera tel qu’il démissionnera de son poste un an plus tard, pour y revenir, toujours grâce au FN, en 1998.
Un FN en plein essor, ce qui offre un duel d’anthologie en Provence-Alpes-Côte d’Azur entre Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen.
En Haute-Normandie, les voix du FN et surtout deux voix du Parti communiste provoquent la défaite d’un Laurent Fabius outré.
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