Régionales: Les «fils et filles de» veulent se faire un prénom

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Publié le 3 mars 2010.

POLITIQUE - Ils s'appellent Le Pen, Guéant, Abelin, Bové, et vont bientôt savoir si leur patronyme sera un coup de pouce pour se faire élire...

L'affaire Jean Sarkozy avait remis en lumière il y a quelques mois les dynasties familiales qui règnent sur l'échiquier politique français. Les élections régionales voient l'occasion de poursuivre cet éclairage avec la présence sur des listes très différentes d'enfants dont l'ascendance est déjà bien chargée.

Trois générations de Le Pen

Le plus lourd héritage est sans doute pour Marion Maréchal-Le Pen qui, à 20 ans, est en lice pour le Front national dans les Yvelines. Sa dynastie est d'ailleurs la plus présente dans ces élections avec trois candidats de trois générations. Outre Marion, Jean-Marie Le Pen, son grand-père, est tête de liste en Provence-Alpes-Côtes d'Azur (Paca), et sa tante, Marine, dont la carrière est désormais bien lancée, conduit la campagne dans le Nord-Pas-de-Calais.

Toujours à droite, mais en Bretagne, on retrouve François Guéant, 35 ans, fils du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, qui est en lice sur la liste UMP du Morbihan. Cependant, il a déjà un petit bagage politique puisqu'il est déjà passé par les cabinets de Brice Hortefeux et Rachida Dati. Il est actuellement le député suppléant de Loïc Bouvard dans le Morbihan.

Véronique Abelin, la «princesse héritière»

Moins connue mais tout de même qualifiée de «princesse héritière» par le Parti socialiste de la Vienne, Véronique Abelin, 31 ans, porte sur ses épaules un héritage beaucoup plus local. Candidate du Nouveau Centre (NC) en Poitou-Charentes, elle descend d'une famille qui règne depuis plusieurs générations sur la ville de Châtellerault.

Avec cette dynastie, on ne peut pas faire plus complet puisque le père de la jeune femme, Jean-Pierre Abelin, est l'actuel député-maire NC de Châtellerault, son grand-père Pierre a été maire, député, et ministre, et sa grand-mère Geneviève également a été maire de la ville à la mort de son mari.

Marie Bové, casée par Noël Mamère

A gauche, aucun enfant de socialiste connu n'est engagé pour ces régionales. En revanche, du côté des Verts, Noël Mamère a sorti de l'anonymat Marie Bové, fille d'un autre célèbre moustachu, José Bové, qu'on ne présente plus.

Même si elle n'a «aucune carte d'aucun parti», le député Vert de Gironde lui a laissé sa place de tête de liste d'Europe Ecologie dans le département afin qu'elle mène, à 34 ans, son premier combat électoral. Marie Bové avoue tout de même être «tombée dans le chaudron» du militantisme dès son enfance.

Au final, pas de surprise concernant l'engagement de ces «fils et filles de» qui sont tous dans le même camp que leurs parents, avec sans aucun doute le secret espoir de se faire désormais un prénom sur la scène politique hexagonale.

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