Le premier tour le 14 mars, le second le 21 mars. Jusque là tout va bien. Quant au scrutin, c’est plus compliqué. Pour les élections régionales, il s’agit d’un scrutin à liste au suffrage universel direct. Concrètement, cela veut dire que chaque citoyen va voter pour une liste, comme pour les municipales ou les cantonales, mais sans panachage possible. Objectif: nommer nos représentants qui siègeront au Conseil régional.
On vote pour qui?
Les citoyens votent pour une liste régionale, structurée au niveau départemental, donc avec des listes différentes pour chaque département. A noter que la loi oblige les listes à la parité.Qui peut se porter candidat?
Tout électeur français, résidant dans la région où il se présente. Attention néanmoins, la loi sur le non-cumul des mandats stipule qu’«un élu local ne peut être titulaire de plus de deux mandats électoraux parmi les mandats de conseiller régional, de conseiller à l'Assemblée de Corse, de conseiller général, de conseiller de Paris, de conseiller municipal (quelle que soit la taille de la commune), et de conseiller d'arrondissement.»
Combien de temps va durer le mandat?
Normalement, les conseillers régionaux sont élus pour six ans. Sauf que le parlement a adopté un projet de loi en janvier dernier qui institue le renouvellement des mandats départementaux et régionaux en même temps. Du coup, pour que les dates coïncident, le mandat des conseillers régionaux va être réduit à quatre ans juste pour cette mandature par dérogation.
Et le président de région?
Lui, les électeurs ne le choisissent pas directement. Lors de la première tenue de l’assemblée régionale, les conseillers régionaux votent pour leur président. Exactement comme pour l’élection du maire par le conseil municipal.
Comment les candidats sont-ils élus?
Si au premier tour, une liste obtient plus de 50% des suffrages, alors elle obtient 25% des sièges d’office, en bonus. Pour les 75% restants, ils sont attribués de manière proportionnelle à tous les partis ayant réunis plus de 5% des voix. Ce système permet de faire ressortir une majorité plus nette.Pour se présenter au second tour, si aucune liste n’a atteint les 50%, il faut avoir réuni au moins 10% des suffrages. Il peut alors y avoir des fusions, entre ceux qui ont eu moins de 5% et ceux qui sont présents au second tour. Ensuite, une fois le vote passé, la répartition se fait de la même manière qu’au premier tour, avec le bonus de 25% puis la répartition proportionnelle.
Comment les sièges sont-ils répartis par département?
Ces décomptes se font au niveau régional. C’est à cet échelon qu’on détermine combien de sièges aura chaque parti. La répartition des sièges entre les départements se fait ensuite, de manière proportionnelle au nombre de voix obtenues par les différentes listes dans les départements.