Frédéric Lefebvre veut rendre public les casiers judiciaires des candidats

POLITIQUE Pour éviter une nouvelle polémique...

Avec agence

— 

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, le 14 décembre 2009.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, le 14 décembre 2009. — DAMOURETTE/SIPA

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a proposé, en pleine polémique sur Ali Soumaré (PS), que désormais les candidats rendent public leur casier judiciaire et qu'ils soient rendus inéligibles s'ils ont été condamnés pour des actes de «violence contre des personnes».

 

«Il faut qu'il y ait un avant Soumaré et un après Soumaré», a-t-il déclaré sur France Info, ajoutant qu'il faisait à cet effet deux propositions.

 

La première étant que «pas un candidat à une élection ne peut aller devant les citoyens sans rendre public son casier judiciaire».

 

Inéligibilité des personnes condamnées pour violences

 

Il propose en outre qu'il y ait pour un candidat «condamné pour des violences contre des personnes», «la possibilité qu'(il) soit rendu inéligible».

 

Il est revenu sur la polémique autour de la candidature du tête de liste PS dans le Val d'Oise, d'origine malienne, qui a été la cible d'une campagne d'élus UMP l'accusant d'être «un délinquant multirécidiviste» en lui imputant notamment une condamnation qui ne le concernait pas.

 

«Quelqu’un de condamné n’est pas un exemple»

 

«Je continue de penser que quelqu'un de condamné n'est pas un exemple, je pense même que c'est stigmatiser la diversité», a estimé Frédéric Lefebvre.

 

Les élus UMP, notamment le maire de Franconville Francis Delattre, «ont voulu vérifier des rumeurs» sur le passé judiciaire d’Ali Soumaré. «Il y a eu une erreur parce qu'il y a eu homonymie», «ils doivent s'excuser pour cet élément là. Pour les autres condamnations, "ce ne sont pas des erreurs», a-t-il ajouté.

 

«Quand les Français vont aller voter, il faut bien qu'ils se souviennent qu'il y a deux conceptions de la sécurité dans notre pays»: «la majorité présidentielle qui a choisi comme tête de liste (Seine-Saint-Denis) un capitaine de police (Bruno Beschizza) issu de la diversité». Et «le PS qui a choisi quelqu'un qui a été condamné», a déclaré le porte-parole de l'UMP. «Aucun parti politique n'avait osé présenter quelqu'un de condamné pour des actes graves comme tête de liste», a-t-il conclu.