Les têtes d’affiche pour les régionales
On commence avec Ségolène Royal. La tête de liste PS en Poitou-Charentes et ancienne candidate à la présidentielle a été définitivement condamnée en 2008 par la cour d'appel de Rennes à indemniser deux anciennes attachées parlementaires, au terme de douze années de procédure.
Un simple rappel qui permet une candidature. En décembre, le parquet de Paris avait infligé un simple rappel à la loi au député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, depuis tête de liste socialiste pour les élections régionales dans l'Essonne. Il était impliqué dans le cadre de l'affaire des mouvements de fonds suspects sur ses comptes et ceux d'associations dont il est proche.
Au registre des condamnations, Jean-Marie Le Pen est champion toutes catégories. Entre le jeu de mots «Durafour crématoire», visant le ministre de la Fonction publique, la Shoah considérée comme un «point de détail» de la deuxième Guerre Mondiale, des incitations à la haine raciale, des attaques directes contre des personnalités, la tête de liste Front nationale en Paca a été condamné plusieurs fois à des peines d’inéligibilité, de prison avec sursis et beaucoup de francs (puis d’euros) d’amende comme en 2009.
Une candidature de derrière les barreaux
Pas encore condamné, Léon Bertrand, maire UMP de Saint-Laurent du Maroni et ancien ministre, est candidat bien qu’en détention provisoire en Martinique depuis fin novembre. Il serait impliqué dans une affaire de favoritisme, mais reste inscrit en 3e position sur une liste divers droite pour les régionales de mars en Guyane. «Il reste présumé innocent, il n'y a aucune raison qu'il ne puisse être candidat et ça me paraît logique qu'il le soit», a déclaré à la mi-février Roger Arel, qui figure en tête de cette liste de droite non investie par l'UMP.
Les cas les plus retentissants
Suspecté pour des manœuvres électorales depuis la fin des années 90, ses casseroles ne l’auront pas empêché d’être réélu. En mai 2009, dans l'affaire dite des faux électeurs du 5e arrondissement de Paris, le député-maire RPR Jean Tibéri a été condamné à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité pour fraude électorale. Il a fait appel.
Autre figure de l’Ile-de-France, l'UMP Patrick Balkany a lui aussi été au cœur d’un scénario judiciaire à rebondissements. Pour avoir employé à des fins personnelles pendant dix ans trois employés municipaux, le député-maire de Levallois a été condamné en mai 1996 à 15 mois de prison avec sursis et 200.000 francs d'amende (30.000 euros). En 1999, il a également été condamné à rembourser à la ville le montant des salaires versés à ses employés. Cela ne l'a pas empêché d'être réélu à la tête de sa ville.
Condamné, il s’était exilé pendant un an. Le 30 janvier 2004, Alain Juppé, alors maire UMP de Bordeaux est condamné à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En 2004, cette condamnation est réduite à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité. Juppé démissionne mais est réélu à Bordeaux en 2006 après être parti au Canada pendant un an.
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