Valérie Pécresse, lors d'un meeting UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, le 21 janvier 2010.
Valérie Pécresse, lors d'un meeting UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, le 21 janvier 2010. - WITT / SIPA

Elle a entendu les critiques, mais ne fait pas encore d'excuses. Valérie Pécresse, chef de file UMP pour les régionales en Ile-de-France, a condamné mardi soir l'initiative du maire UMP de Franconville Francis Delattre, qui avait lancé des accusations contre Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d'Oise, qui se sont révélées partiellement fausses.

 

«Au vu des déclarations faites par le procureur de la République de Pontoise», Valérie Pécresse «condamne l'initiative de Francis Delattre qui a conduit à évoquer à l’égard d’Ali Soumaré une condamnation prescrite, ainsi qu’à lui imputer la condamnation d’un homonyme», selon un communiqué.

 

Valérie Pécresse «regrette cette démarche qui ne correspond ni à sa conception de la politique, ni à ses valeurs», ajoute le texte.

 

«Une redoutable erreur» et une demande d'«excuses publiques»

 

Mardi, le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult n'avait pas hésité à critiquer vivement Valérie Pécresse, chef de file de la majorité pour les élections en Ile-de-France alors que Jean-Paul Huchon, tête de liste PS en Ile-de-France, lui demandait des «excuses publiques».

 

«Si on veut un réflexe anti-droite sur la couleur de peau, on ne fait pas mieux», avait tonné l'élu, qui avait été écarté de la direction de la liste UMP en Seine-Saint-Denis, finalement confiée à Bruno Beschizza, responsable d'un syndicat de police.

 

Le PS a fait un choix plus porteur

 

La polémique autour d'Ali Soumaré, tête de liste PS dans le Val-d'Oise, accusé par plusieurs élus UMP d'être un «délinquant multirécidiviste», «me donne l'impression d'une campagne amateur, qu'il n'y a pas de patronne, qu'on a déjà perdu», avait ajouté Eric Raoult. Il a également jugé que la polémique autour d'Ali Soumaré était «une redoutable erreur», «une bêtise».

 

Evoquant une promesse de Valérie Pécresse, Jean-Paul Huchon avait lui demandé sur France Info qu'elle tienne «sa parole» et condamne «les gens qui dans son parti ont exploité de manière éhontée et avec des amalgames insupportables» cette affaire.

 

«Si elle fait des excuses publiques, elle se grandira, si elle ne le fait pas elle ne se grandira pas», avait-t-il estimé, dans un écho inattendu à Eric Raoult, assurant qu'il ne restait pas grand chose du dossier.
 

 


Mots-clés :