Piques, dérapages, diffamation: la campagne vire au trash

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Publié le 23 février 2010.

REGIONALES - Des «gamineries» entre Anne Hidalgo et Valérie Pécresse à l'«affaire Soumaré», 20minutes.fr revient sur les polémiques qui émaillent la campagne...

Gué-gerre gentillette en Ile-de-France, le 13 décembre

La tête de liste PS à Paris, Anne Hidalgo, a diffusé sur son Twitter une photo de Valérie Pécresse, la tête de liste UMP en Ile-de-France, assoupie en pleine séance du conseil régional. Des «gamineries» selon la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, qui répond quand même: «Madame Hidalgo ne recule devant rien, même pas devant les images truquées!» La photo n'est pas truquée, c’est même R. Karoutchi qui l'a réveillée. Mais il n'y a pas de mal à être fatiguée de tps en tps», répond l’adjointe au maire de Paris sur twitter. «Le problème, c'est que Madame Anne Hidalgo s'est endormie sur ses idées...», tacle en retour la candidate aux régionales en Ile-de-France.

Soumaré, épisode 1, le 27 janvier

Lors d’un meeting pour les régionales en Ile-de-France, le maire de Franconville, Francis Delattre a raillé la tête de liste socialiste dans le Val d’Oise, Ali Soumaré, d'origine malienne: «C'est assez surprenant la liste socialiste du département. Elle est conduite par Monsieur Soumaré. Dans un premier temps, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais non, il est secrétaire de la section de Villiers-le-Bel, ça change tout».


Régionales : Meeting UMP à Franconville
envoyé par vonews. - L\'info video en direct.

Une tronche pas catholique, le 28 janvier

Le président du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, jamais avare de bons (et mauvais) mots, y va de sa petite phrase qui fait bang. «Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique», déclare-t-il à propos de Laurent Fabius, d’origine juive. La goutte d’eau qui fait déborder le vase pour le bureau national du PS qui décide alors d'investir fin janvier la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, face à lui.

Les Harkis, le retour, le 4 février

Le secrétaire d'Etat aux Transports et candidat UMP aux régionales en Poitou-Charentes, Dominique Bussereau, déclare sur Europe 1, au sujet du ralliement de candidats du MoDem à la liste PS: «Elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élu». Voilà qui rappelle une autre polémique sur les Harkis, signée George Frêche. Dominique Bussereau s’excuse platement dans la foulée.

Champ lexical hitlérien, le 4 février toujours

Lors d'un meeting de l'UMP, le maire de Lagord, Jean-François Douard, déclare à propos de Ségolène Royal: «Elle dirige de façon dictatoriale. C'est une dictature du prolétariat, certes, mais une dictature quand même. Et je vous rappelle que le nazisme était aussi une dictature du prolétariat!» Le PS a réclamé des excuses.

 

 

Et, le 9 février, le maire d'Angoulême et ancien vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes, Philippe Lavaud, compare les Jeunes UMP «aux Jeunesses hitlériennes, dont les membres étaient invités à dénoncer leurs propres parents». L'UMP demande à Ségolène Royal de désavouer Philippe Lavaud. «On ne peut pas passer son temps à insulter l'adversaire pour masquer le vide ou les idées gênantes» dans cette campagne régionale, avait fait valoir le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre.

Noms d’oiseaux écolos, le 16 février

Le leader d'Europe Ecologie (EE) Daniel Cohn-Bendit établit une comparaison douteuse entre le MoDem et des déchets nucléaires: «Si les déchets nucléaires disparaissaient aussi rapidement que le MoDem arrive à se faire disparaître, le problème du nucléaire trouverait des solutions assez rapides».

Vos papiers! Le 19 février

Bernadette Malgorn, tête de liste UMP en Bretagne, aurait demandé le 19 février dernier ses papiers à un candidat socialiste, Houssein Ibrahim Houmed, rencontré sur un marché de Rennes la semaine dernière, rapporte le site du Parti socialiste. «Elle m'a demandé si j'étais Français, j'ai répondu oui, puis elle m'a demandé si j'avais ma carte nationale d'identité», raconte le candidat «abasourdi et blessé par ces propos odieux tenus par une ancienne représentante de l'Etat».

Mais la candidate UMP réfute complètement cette version et dénonce «un coup monté, un procédé honteux». Selon elle, c'est le candidat qui l'a abordé en lui disant: «"Des gens comme vous ne veulent pas que je vote". Je lui ai calmement répondu que s'il avait une carte nationale d'identité, il pouvait évidemment voter».

Ali Soumaré, épisode 2, toujours le 19 février

Vendredi, plusieurs élus UMP du Val d'Oise, ont qualifié Ali Soumaré de «délinquant multirécidiviste»


Bérénice Dubuc
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