Cinq affaires ou seulement deux? Selon le communiqué de Francis Delattre, maire Franconville et Sébastien Meurant, maire de Saint-Leu-La-Foret, envoyé aux médias vendredi dernier, la tête de liste socialiste dans le Val-d’Oise aurait eu à faire cinq fois avec la justice. Cependant, Ali Soumaré en nie trois sur les cinq, et explique les deux autres. Revue de détail.
Vol aggravé, commis le 3 septembre 1999, jugé le 9 décembre 2002 par le tribunal Correctionnel de Pontoise. Ali Soumaré a été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme et écroué.
Cette affaire «est désormais prescrite. C'est une erreur de jeunesse dont j'ai tiré les conséquences. J'ai même eu un déclic à ce moment-là. J'ai payé ma dette», a déclaré Ali Soumaré ce mardi au Parisien.
Rébellion à agents de la force publique, le 13 juillet 2009. L’affaire a été jugée le 13 octobre 2009 au TGI Pontoise en l’absence d’Ali Soumaré. Il a été condamné à 2 mois de prison ferme.
Selon son avocat, Jean-Pierre Mignard, cette condamnation n'a pas été signifiée par les services du tribunal de Pontoise à son client, qui a fait appel du jugement lundi.
Vol aggravé, vol avec violence et usage de carte de paiement contrefaite, le 4 août 2004. Le jugement date du 8 février 2007, et condamne le à 80 heures de T.I.G.
La procureure de Pontoise , Marie-Thérèse de Givry, a affirmé sur France Info que cette condamnation ne concerne pas le candidat socialiste, parlant d’un «problème d’homonymie». Il s’agissait d’un jugement du tribunal pour enfants, indique-t-elle, précisant: «Il ne concerne pas Ali Soumaré, qui est né le 25 décembre 1980.»
Violences ayant entraîné une ITT de moins de 8 jours, le 25 mai 2008. La procédure est en cours.
Conduite sans permis de conduire malgré injonction de restituer le permis de conduire, le 13 mai 2009. Une ordonnance pénale a été publiée 16 février 2010.
L'avocat d'Ali Soumaré a indiqué lundi que son client niait ces trois dernières affaires. «Je sais ce que j'ai fait à cette époque-là (en 1999, ndr), mais cela ne leur donne pas le droit de rajouter, 11 ans après, un autre passé judiciaire qui, celui-là, ne m'appartient pas», a indiqué Ali Soumaré au Parisien. À Villiers-le-Bel, selon les Pages Blanches, douze personnes portent le même nom que le candidat socialiste, deux d’entre eux portant le même prénom.
Avoir un casier judiciaire n’empêche cependant pas de se présenter aux élections régionales. Les seuls prérequis étant d’être de nationalité française, âgé de 18 ans ou plus au 1er janvier de l'année de l'élection (art. L.339 du code électoral), et inscrit sur la liste électorale de la région où l’on se présente, ou y payant des impôts pour au moins la cinquième année consécutive.