Régionales: L'UMP valide ses listes dans la douleur

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Publié le 30 janvier 2010.

PARTI - Entre les remous de l'affaire Clearstream et la composition difficile des listes, le parti majoritaire a tenté d'afficher son «unité»...

L'UMP s'est employée samedi à afficher son «unité» lors d'un conseil national à Paris qui a entériné, à une petite majorité, ses listes régionales laborieusement constituées - à l’image de ce qui se passe en Ile-de-France, et a tenté de minimiser l'impact des derniers rebondissements de l'affaire Clearstream.
 
Les listes métropolitaines ont été approuvées à seulement 60% des quelque 700 délégués présents salle Equinoxe, près de la porte de Versailles, score médiocre qui reflète le mécontentement de certains cadres contraints de composer avec les alliés de l'UMP et le renouvellement de ses listes.
 
«60%, c'est une large majorité»
 
«En démocratie, 60% c'est une large majorité», s'est défendu le patron du parti Xavier Bertrand qui, jusqu'à la dernière minute, a dû ferrailler pour boucler les listes avec les partenaires: Nouveau Centre, dont le président Hervé Morin s'est félicité d'un «large accord» en vue avec l'UMP, Progressistes, Parti Radical, Gauche Moderne, CPNT, MPF, Parti chrétien démocrate présidé par Christine Boutin, satisfaite de ses «10 places éligibles».
 
François Fillon a coupé court à la grogne: «maintenant, tout le monde devra se plier aux décisions prises!».
 
Un seul mot d’ordre: U-ni-té
 
En marge de cette réunion restreinte au parti majoritaire, nombre de ténors ont été assaillis de questions sur la relaxe de Dominique de Villepin, puis l'appel du parquet dans l'affaire Clearstream. Ils les ont éludées ou préféré souligner la nécessité de «distinguer le politique du judiciaire» dans la dernière ligne droite avant les scrutins des 14 et 21 mars.
 
Avant le début des travaux, le porte-parole du parti présidentiel, Frédéric Lefebvre, avait donné le ton: «nous sommes réunis pour afficher notre unité et notre ouverture», «ce qu'il faut au pays, c'est l'unité et le rassemblement. Pas la division».
 
«Notre électorat se pose des questions»
 
Même mot d'ordre d'«unité», de «rassemblement» et de «mobilisation» de la part de Xavier Bertrand: «Quand il y a des divisions, notre électorat se pose des questions» et «ne va pas voter», a-t-il averti.
 
Questionnée sur le duel fratricide entre le dernier Premier ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la ministre Valérie Pécresse, chef de file régionale en Ile-de-France, veut croire que «les électeurs ne se tromperont pas d'élections».
 
Les deux seuls villepinistes présents à la réunion, les députés Hervé Mariton et Georges Tron ont focalisé l'attention. «Le conseil que je donne à tout le monde, c'est de passer à autre chose», «il est aussi de ma responsabilité de ne pas propager le feu», a dit le premier. «On avait l'occasion de montrer qu'on entrait dans une phase nouvelle pour les deux années qui viennent, beaucoup plus intelligente, ce n'est pas le cas», a déploré le second.
 
«Il aurait été bon de tourner la page»
 
Seul proche de Dominique de Villepin au gouvernement, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a souligné que la relaxe de son ancien patron à Matignon, prononcée jeudi, avait été «une bonne nouvelle pour un ami». «Il aurait été bon de tourner la page», a-t-il estimé.
 
Pour autant, il n'a pas manqué de répéter sa «totale loyauté» à l'égard de Nicolas Sarkozy et son «engagement de tous les instants» sous son «autorité», allant jusqu'à prôner «l'unité de notre famille politique» sur son nom s'il se représentait en 2012. «Nous sommes en 2010» et «chaque candidat» «a tout intérêt à se concentrer» sur la campagne régionale, a ajouté le chef de file de la majorité en Haute-Normandie.

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