REVUE DE PRESSE - La prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, lundi soir sur TF1, fait les gros titres des quotidiens nationaux de ce mardi...
«Nouveau» Nicolas Sarkozy. «Attentif, pédagogue, séducteur» ou «habituel numéro de "Moi-je"» avec une «proximité» factice pour regagner les faveurs de l'opinion: les éditoriaux de mardi sont partagés sur la prestation télévisée du chef de l'Etat, lundi soir sur TF1.
Face à un panel de téléspectateurs inquiets, le directeur de
Libération Laurent Joffrin a vu «un Sarkozy de crise», au «profil bas». Pour Patrick Fluckiger, éditorialiste de
L'Alsace, «l'hyperprésident qui avait une solution pour tout a cédé, hier soir, la place à un homme modeste». Ce «Sarkozy nouveau» est «plus rassembleur», ajoute Philippe Waucampt dans
Le Républicain lorrain. «Le contraste est frappant avec le début du mandat», commente Patrick Fluckiger dans
L'Alsace.
«Il y a un détail qui a rapidement montré que Nicolas Sarkozy était là pour séduire. A chaque critique formulée, il donnait raison à son interlocuteur», relève Jorge d'Hulst dans
Libération Champagne. Dans la
Charente libre, Jacques Guyon a certes perçu le chef de l'Etat «attentif, pédagogue, séducteur. Mais aussi... défendant bec et ongles son bilan». Francis Brochet, du
Progrès de Lyon, se gausse d'ailleurs de «ce mélange inimitable de précision techno et de virtuosité populo».
«Bien entendu, Nicolas Sarkozy n'a aucune baguette magique dans sa poche, mais il a montré qu'il n'ignorait rien des difficultés ou des souffrances des Français», insiste Paul-Henri du Limbert dans
Le Figaro.
Didier Pobel estime dans
Le Dauphiné libéré que, «sous ses airs authentiques de démocratie de bistroquet, ce "prime time" là lorgnait, malgré tout, du côté des panels un brin fabriqués».
«Nicolas Sarkozy a pu donc tranquillement faire oeuvre de pédagogie», souligne François Martin dans Le Midi Libre.
Le Parisien/Aujourd'hui en France titre d'ailleurs sur «les leçons du professeur Sarkozy».
Plus sévère, Jean-Marcel Bouguereau dénonce dans
La République des Pyrénées «l'habituel numéro de "Moi-je", enrobé du sucre empathique». Olivier Picard s'offusque dans
Les Dernières Nouvelles d'Alsace de ces «près de deux heures de généralités approximatives et de réponses lénifiantes sous un vernis, très étudié, de fausse intimité».
L'Humanité et Michel Guilloux fustigent «une tentative de mobilisation en grandeur nature de (l')électorat de droite».
Au final, Michel Urvoy d'
Ouest-France doute que «ce "café politique" d'un soir» suffise à «restaurer la confiance». «L'accumulation des problèmes est telle qu'un sentiment d'impuissance s'instille insidieusement dans l'esprit du téléspectateur», estime Hubert Coudurier dans
Le Télégramme. «Nicolas Sarkozy a-t-il été bon hier soir sur TF1? Oui. Aura-t-il convaincu les Français ? C'est moins sûr», résume Jacques Camus dans
La République du Centre.
B.D. avec agence