Avec Alain Dolium, le MoDem fait peau neuve

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Publié le 18 janvier 2010.

REGIONALES - La tête de liste du parti centriste en Ile-de-France était sur le terrain dimanche...

Le MoDem cherchait un nouveau souffle. Il aura au moins trouvé un nouveau visage pour les régionales. Alain Dolium, 42 ans et vierge de tout mandat électif, a effectué hier sa première sortie officielle en tant que tête de liste du parti centriste pour l’Ile-de-France. Au sein du MoDem, il soulève l’enthousiasme. «On a parlé d’un Obama français», s’enflamme un militant. «“Les Guignols”, qui sont précurseurs, ne s’y sont pas trompés: il a tout de suite eu sa marionnette», rappelle un autre.
Son profil tranche en effet avec celui des autres politiciens. Né d’un père indien et d’une mère antillaise qui l’a élevé seule à Malakoff (Hauts-de-Seine), il a créé son entreprise avant de s’engager dans plusieurs associations. Serait-il l’atout « diversité » du MoDem? «Sa femme est suédoise, donc il fédère beaucoup de minorités», précise un membre de son équipe. Quand on demande à Alain Dolium si son manque d’expérience en politique n’est pas un handicap, il sourit. «Au contraire. Le conseil régional est un organe de proximité et je connais les problèmes des Franciliens. Quand je prends le métro, il n’y a pas mon chauffeur qui m’attend à la sortie.»
 
140.000 créations d’emplois
 
Le choix du Salon de l’apprentissage et de l’alternance (15e) pour sa première visite de terrain, hier, ne s’est pas fait par hasard. L’orientation des jeunes sera l’un des thèmes forts de sa campagne. «Il faut organiser des rencontres entre professionnels et lycéens, afin qu’ils découvrent les métiers qui existent près de chez eux», affirme-t-il. Autre priorité: développer l’emploi. «Aujourd’hui, les créateurs d’entreprise ne savent pas à qui s’adresser pour obtenir des aides, note Alain Dolium. Je compte créer un guichet unique. Nous voulons aussi un “contrat assurance embauche”: la région se portera caution pour les entreprises qui recrutent.» Sur un mandat, il espère 140.000 à 160.000 créations d’emplois. Côté transports, le candidat s’intéresse notamment aux déplacements de banlieue à banlieue. Selon lui, ils sont négligés par un projet de Grand Paris «inhumain». Sa solution? Développer les bus, bien moins chers que les réseaux ferrés. «A l’américaine», souligne-t-il. Sans doute son côté Obama.

Hélène Colau
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