POLITIQUE - Le député européen veut imposer Europe Ecologie comme troisième force politique...
Daniel Cohn-Bendit, chef de file d
'Europe Ecologie (EE), a indiqué samedi, lors du lancement de la campagne des régionales, que la logique voudrait que les écologistes, s'ils recueillent entre 15 et 18% des voix aux régionales, obtiennent «entre 50 et 100 députés» lors des législatives 2012.
«Si nous réussissons à être de manière définitive la troisième force politique au niveau national, cela veut dire que notre perspective» est «d'avoir entre 50 et 100 députés dans la prochaine Assemblée nationale en France» aux élections de 2012, a-t-il déclaré lors de son discours de lancement de campagne des régionales à Montreuil, en présence des 22 têtes de liste et des 14 eurodéputés élus en juin, dont Eva Joly et José Bové.
«La fin de l'hégémonie d'un parti dans la gauche»
«Si aux régionales, il y a un parti (le PS) entre 20 et 23% et un autre parti (EE) entre 15 et 18%, faites le calcul, ça ne peut pas continuer avec un parti à 200 députés et un autre parti à trois députés», a-t-il dit. «C'est une logique économique des socialistes qui nous a amenés à aller dans le mur», a-t-il ajouté, longuement applaudi par les 1.800 militants présents.
Pour le co-président des Verts au Parlement européen, ces élections régionales, «c'est la fin de l'hégémonie d'un parti dans la gauche et le début d'un véritable partenariat de gestion les uns avec les autres».
Il ne s'agit «pas d'opposer un baron à une baronnesse, nous voulons développer une nouvelle culture de gouvernance, démontrer qu'on n'a pas besoin de gouverner une région comme Sarkozy gouverne la France», a-t-il martelé, souhaitant «opposer à la gestion individuelle, l'idée de la gestion collective».
Avec agence