POLITIQUE - L'entreprise publique doit donc être transformée en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars prochain...
Comme une lettre à La Poste. Le Parlement a définitivement adopté ce mardi soir le projet de
réforme de La Poste, par un vote à main levée. Les députés ont adopté le texte de la Commission mixte paritaire (CMP) déjà voté par le Sénat le 23 décembre.
L'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour tandis que les groupes SRC (PS et apparentés) et GDR (PCF et Verts) ont voté contre. Jusqu'au bout, l'opposition s'est dressée contre ce changement de statut qu'elle considère comme la première étape d'une privatisation.
«Pas de privatisation» a redit Christian Estrosi
Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, s'est appliqué à dire mardi, comme tout au long du débat, qu'«il n'y aura pas de
privatisation». Il a aussi plaidé, qu'outre les moyens financiers, le projet va «conserver son identité à La Poste et son caractère 100% public».
Le texte
transforme La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir du 1er mars. Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts).
B.D. avec agence