POLITIQUE - C'est ce qu'affirme un membre du Conseil régional du culte musulman de Lorraine, présent sur place...
Nouvel éclairage autour des
propos polémiques qui auraient été prononcés, lundi soir, par Nadine Morano. Alors que
de nombreuses voix politiques s’élevaient contre la secrétaire d’Etat, Amed Bellal, membre du Conseil régional du culte musulman de Lorraine, prend sa défense.
Celui qui était présent, lundi soir, à Charmes (Vosges) au débat sur l'identité nationale auquel participait Nadine Morano, a affirmé mardi que la phrase controversée de la secrétaire d'Etat sur les jeunes musulmans était «vraiment sortie de son contexte».
«J’aurai réagi tout de suite»
Nadine Morano «n'a absolument pas stigmatisé la religion musulmane car si elle l'avait fait, croyez-moi j'étais là et j'aurai réagi tout de suite», a déclaré Amed Bellal.
Il a expliqué que la secrétaire d'Etat avait répondu «à une question d'un jeune qui n'était pas musulman». «Il stigmatisait un peu l'islam, il parlait un peu de la Turquie et il (disait) qu'il était au chômage, qu'il n'avait pas d'argent», a poursuivi Amed Bellal.
«Respecter tout le monde»
Il affirmé que Nadine Morano lui avait «répondu en disant qu'il ne fallait pas stigmatiser certains jeunes, qu'il fallait respecter tout le monde et qu'il fallait, quand on se présente devant un patron et qu'on cherche un travail, parler correctement et ne pas parler verlan. Pour tous les jeunes qui souhaitent aller vers un emploi».
Lundi soir à Charmes lors d'un débat sur l'identité nationale, Nadine Morano avait déclaré: «On ne fait pas le procès d’un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c’est qu’il se sente Français lorsqu’il est Français. Ce que je veux, c’est qu’il aime la France quand il vit dans ce pays, c’est qu’il trouve un travail, et qu’il ne parle pas le verlan. C’est qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers. C’est qu’il essaye de trouver un boulot, et qu’on l’accompagne dans sa formation. C’est tout ça. Et je crois que si on veut être porteur de paix, on doit accepter l’autre dès lors qu’il respecte les lois».
O.R. avec agence