POLITIQUE - Des donateurs, lors de la campagne présientielle, pourraient figurer sur la liste des évadés fiscaux..
«A l'époque, Eric Woerth ne cherchait pas à savoir si les chèques qu'on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français!» C'est une drôle d'histoire qu'a racontée, fin-septembre, un banquier suisse au journal Le Matin.
En mars 2007, Eric Woerth, alors trésorier du candidat Sarkozy, s'est en effet rendu à Genève afin de recueillir des fonds pour la campagne présidentielle. Il aurait ainsi récupéré près de 50.000 euros lors sans se soucier de savoir si les généreux donateurs étaient des évadés fiscaux, ou pas.
Des adhérents en moins…
Aujourd'hui, on ne sait pas si des adhérents de l'UMP figurent sur la fameuse liste d'Eric Woerth. «Nous n'avons fait aucune vérification», nous a assuré, ce mercredi, Dominique Paillé, porte-parole du parti. Toujours est-il qu'un millier de personnes ont régularisé leur situation depuis la rentrée.
Cette affaire fait aussi quelques vagues de l'autre côté du Lac Léman. «Cet été, nous avons perdu quelques-uns de nos 550 adhérents.Ils n'étaient pas contents de toute cette mauvaise presse...», reconnaît Jean-Pierre Pissetaz président de l'UMP en Suisse. Qui n'est pourtant pas rancunier: «J'ai invité Eric Woerth à revenir en Suisse. J'espère qu'il le fera dans les six prochains mois.»
Vincent Vantighem