Vincent Peillon évoque la «psychiatrie lourde» au sujet de Ségolène Royal

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Publié le 17 novembre 2009.

POLITIQUE - La présidente de la région Poitou-Charentes a annoncé qu'elle l'écartait de l'animation de «son» courant...

La moutarde n'en fini plus de leur monter au nez. Après la dispute de Dijon avec son ancien lieutenant, Ségolène Royal a annoncé au Grand journal de Canal + ce mardi soir qu'elle confiait l'«animation» de son courant à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce et ce jusqu'aux régionales. Exit, donc, Vincent Peillon. La présidente de Poitou-Charente envisage ensuite d'en appeler aux militants pour choisir les animateurs de sa sensibilité, comme l'a indiqué son entourage ce lundi.

«On est en psychiatrie lourde, là», a réagi l'intéressé sur BFM TV. Annonçant son intention de réunir les dirigeants du courant, Vincent Peillon, très remonté s'est emporté, rappelant que Ségolène Royal ne siège pas au bureu national du PS: «on est élus, nous, on n'est pas des clowns».

L'«esbrouffe médiatique permanente»

Reprochant à Ségolène Royal son «esbrouffe médiatique permanente», il a assuré qu'il comptait «demander un vote», estimant que sa rivale, elle, «a peur du vote».

Vincent Peillon a assuré un peu plus tôt à l'AFP qu'il n'entendait pas se «laisser congédier» par Ségolène Royal. «Nous n'allons pas nous laisser congédier. C'est d'ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants», a-t-il déclaré.

«Il ne s'agit pas d'exclure tel ou tel. Il s'agit simplement que les militants puissent choisir eux-mêmes les animateurs de notre sensibilité, mouvement, au sein du Parti socialiste», a expliqué de son côté le député-maire de Laval Guillaume Garot, porte-parole de l'ex-candidate à l'Elysée.

Une consultation?

Espoir à gauche est le principal courant du PS issu du Congrès de Reims, et Vincent Peillon s'y est imposé comme leader. A Dijon, la venue surprise de Ségolène Royal à la «rencontre du rassemblement» organisée samedi par l'eurodéputé, a fait éclater au grand jour la discorde et provoqué entre eux une escalade verbale.

«Un mouvement qui prône la rénovation ne peut pas fonctionner sur des méthodes archaïques et certainement pas sur l'auto-désignation», a fait valoir Guillaume Garot. «Il faut revenir au principe élémentaire de fonctionnement. Ce sont les militants qui choisissent.» Serait-ce une consultation? «On discutera de tout cela. Il faudra déterminer les meilleures modalités, à la fois transparentes, efficaces et sereines.»

>> La galaxie Ségolène Royal, qui est où? Pour le savoir, cliquez ici
C. F. avec agence
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