POLITIQUE - Le Premier ministre, qui se dit pourtant «inénervable», a mis les choses au point...
Rama Yade et Henri Guaino, François Fillon fait un prix de gros. Lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP à l'Assemblée, il a tenté de reprendre la main face aux multiples couacs de ces derniers temps dans la majorité.
>> Dans la même journée, à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'occupait de Jean-Pierre Raffarin, qui refusait de voter la taxe professionnelle...
Premier visé, Henri Guaino, qui a
critiqué ce mardi matin le ministre Eric Woerth qui avait jugé «irréaliste» un grand emprunt de 100 milliards d'euros. Il a saisi l'occasion offerte par Jean Leonetti, l’un des députés signataires d'un texte appellant à un emprunt de 50 à 100 milliards d'euros, qui a dit avoir eu le soutien «des membres de l'exécutif».
La réponse n'a pas tardé: «Le pouvoir exécutif était totalement en dehors de cette démarche. Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif!», a asséné le Premier ministre, très applaudi par les députés UMP.
>> Pour tout comprendre du débat autour du droit à l'image collective, cliquez ici
Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux Sports, était absente de la réunion. Mais François Fillon n'a guère apprécié qu'elle milite pour le maintien «du droit à l'image collective», une niche fiscale profitant notamment aux sportifs professionnels. «J'ai fait savoir à la secrétaire d'Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», a-t-il dit dans une allusion à son départ à plus ou moins long terme.
Histoire de ne pas être en reste, Jean-François Copé a critiqué Xavier Bertrand, qui partage l'avis de Rama Yade sur le sujet du DIC. Ce dernier a revendiqué son droit, comme patron de l'UMP, à participer au débat.
E.J., avec agence