POLITIQUE - Il n'y a pas que la taxe professionnelle qui génère de vifs débats à l'UMP...
De la friture sur la ligne - budgétaire - du grand emprunt. Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a critiqué ce mardi le ministre du Budget Eric Woerth. L'objet du désaccord?
Eric Woerth jugeait «irréaliste» un montant de 100 milliards d'euros pour le grand emprunt projeté par le président Nicolas Sarkozy. Pour Eric Woerth, ce serait «beaucoup trop», voire «irréaliste»,
comme il le dit au Figaro. Selon lui, «un grand chiffre ne fait pas un grand emprunt».
Il n'en fallait pas plus pour que Henri Guaino sorte de sa boîte. «Le débat gagnerait en maturité, en profondeur et parfois en dignité si l'on s'évitait des qualificatifs excessifs», a répliqué le conseiller de Nicolas Sarkozy. «Irréaliste n'a pas de sens. Personne ne peut démontrer que 50, 60, 80 milliards, c'est plus irréaliste ou moins réaliste que 20 ou 30 milliards», a-t-il ajouté.
«Si c'était des francs…»
Dans la foulée, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), est venu au secours d'Eric Woerth: «il me semble que si c'était des francs, je n'exprimerais pas de réserve. Mais ce sont des euros...», a-t-il déclaré lors de son point-presse hebdomadaire.
Dans
une tribune au Monde, 63 députés, dont les anciens ministres Yves Jégo et André Santini, avaient estimée que le grand emprunt devait mobiliser «plus de 50 milliards d'euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards».
E.J., avec agence