Le lieu d'attachement des Français, c'est leur lieu de résidence

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Publié le 26 octobre 2009.

SOCIETE - Selon une enquête de l'Ined sur l'identité française publiée avant le lancement d'un débat sur le même thème par Eric Besson‚ s'attacher au seul lieu de naissance n'est pas pertinent...

Alors qu’Eric Besson a annoncé ce dimanche sa volonté de lancer un grand débat sur la question de l’identité nationale, une enquête de l’Institut National d’Etudes Démographiques (Ined) publiée quelques jours auparavant revient sur ces éléments qui définissent notre identité.

Bilan de l’enquête: le lieu de naissance n'est qu'un élément parmi d'autres qui explique l'attachement à un territoire d'une personne, immigrée ou non.

«Comprendre ce qui forme le sentiment d'appartenance à un territoire»

«On peut s'interroger sur la pertinence de considérer le seul lieu de naissance pour assigner une origine ou des "racines", en particulier aux personnes immigrées», décrit ce livre sur «la construction des identités».

Grâce à un échantillon de près de 10.000 personnes, comprenant des Français de naissance, des immigrés et des enfants d'immigrés, les auteurs ont tenté de «comprendre ce qui forme le sentiment d'appartenance à un territoire» à une époque où «les migrations sont de plus en plus fréquentes», qu'elles soient à petite ou grande échelle, à l'intérieur ou à l'extérieur du pays.

A la question de savoir quel était leur «lieu d'attachement», les personnes interrogées ont désigné majoritairement leur lieu de résidence, devant leur lieu de naissance ou celui de leurs parents. Dans le détail, «plus d'un immigré sur deux qui a conservé sa nationalité se déclare attaché à son pays de naissance contre un sur trois pour ceux qui sont devenus français», poursuit la démographe France Guérin-Pace dans un chapitre consacré aux «ancrages territoriaux».

«Attachement aux origines géographiques»


Pour autant, seuls 29% des immigrés étrangers et 21% des immigrés devenus français «souhaitent un jour retourner dans leur pays d'origine». Parmi leurs enfants, pour la plupart nés en France, très peu citent l'attachement au lieu de naissance des parents, loin derrière leur lieu de résidence et leur lieu de naissance. Douze pour cent envisagent d'aller y vivre un jour.

Du coup, même si beaucoup d'immigrés manifestent «un attachement à leurs origines géographiques», la démographe y voit surtout la «marque d'un témoignage affectif plus que d'un véritable référent identitaire», en particulier pour les enfants d'immigrés.
O.R. avec agence
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