Jean Sarkozy à l'Epad: retour sur une «Blitz polémique»

CHRONOLOGIE Depuis l'annonce de sa candidature jusqu'à son retrait, les rebondissements de l'affaire...

Catherine Fournier

— 

Patrick Devedjian et Jean Sarkozy lors du campus d'été de l'UMP à Seignosse (Landes), le 5 septembre 2009.

Patrick Devedjian et Jean Sarkozy lors du campus d'été de l'UMP à Seignosse (Landes), le 5 septembre 2009. — WITT/SIPA

Le 7 octobre Lepoint.fr révèle que Jean Sarkozy, 23 ans et étudiant en deuxième année de droit, se porte candidat à la présidence de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense), le plus gros quartier d'affaires d'Europe. Le lendemain, l'information est confirmée par Patrick Devedjian, l'actuel président de l'institution et le conseiller général des Hauts-de-Seine reçoit le soutien des élus de la majorité UMP-NC (Nouveau centre) du département. La polémique est lancée.
 
Le 8 octobre Une pétition est lancée par «des habitants de La Défense inquiets». Depuis, elle a recueilli pas moins de 93.175 signatures.
 
Le 12 octobre La polémique autour de cette candidature ne faiblit pas et a suscité un épiphénomène sur les réseaux sociaux appelé #jeansarkozypartout...
 
Le 13 octobre L’affaire dépasse les frontières: la presse étrangère, relayant les critiques des éditorialistes français, s'amuse du népotisme à la française, qui a donné le néologisme «Sarkocratie». Tandis que la majorité vole au secours du fils du président, Jean Sarkozy prend lui-même sa défense dans une interview accordée au Parisien puis au 19/20 de France 3 (une interview dont les conditions elles-mêmes feront polémique, ndlr). «Quoi que je fasse, je serai critiqué», lance-t-il, en référence à son patronyme.
 
Le 15 octobre C'est son père qui prend la parole, dans une interview au Figaro publiée sur le site Internet du quotidien: «Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi», explique Nicolas Sarkozy.
 
Le même jour, Jean Sarkozy se justifie de nouveau dans une interview au Point, notes universitaires à l'appui.
 
Le 16 octobre Rien n'y fait, un sondage CSA révèle que 64% des Français et 51% des sympathisants de droite jugent comme «plutôt une mauvaise chose» la probable arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad.
 
Le 18 octobre Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, reprend une proposition socialiste et suggère que les représentants de l'Etat à l'Epad ne participent pas à l'élection du président de cet établissement, afin de mettre fin à la polémique. Le rapport de forces reste malgré tout en faveur de Jean Sarkozy.
 
Le 20 octobre Patrick Jarry, le maire (PCF) de Nanterre qui se présente face à Jean Sarkozy pour la présidence de l’Epad, organise la riposte, militant contre le projet d'extension de la Défense. Il prévient: la candidature du jeune homme de 23 ans est «une erreur politique qu'il va traîner comme un boulet».

Le 22 octobre A la veille de son élection en tant qu'administrateur de l'Epad par le Conseil général, première étape pour en briguer la présidence, Jean Sarkozy annonce finalement qu'il n'ira pas jusqu'au bout. «Je ne veux pas d'une victoire qui porte un tel soupçon de favoritisme», plaide-t-il.