POLEMIQUE - Le président du MoDem enfonce à son tour le ministre de la Culture et de la Communication...
Sur Frédéric Mitterrand, on a entendu réagir
la droite, la
gauche et le
FN. Ne manquait que le centre. Ce samedi, le président du MoDem, François Bayrou, s’est déclaré à son tour dans un entretien au
Monde daté de dimanche-lundi.
A la question «l'affaire Mitterrand est-elle close?» - posée avant la
nouvelle polémique autour d'un témoignage de moralité qu'il a apporté à deux hommes accusés de viol à La Réunion -, Bayrou répond: «qui peut savoir?». «Lorsque M. Mitterrand a été nommé, ceux qui le nommaient savaient
quels étaient ses écrits. Et certains sont violents, à la limite de l'insupportable, comme le genre de vie qu'ils décrivent», poursuit-il.
François Bayrou «croit» et «espère» qu'un homme «qui constate l'insupportable de sa vie peut changer». «Mais sa fonction de ministre peut être rendue plus problématique...», lâche-t-il.
Amalgame
Puis, le député des Pyrénées-Atlantiques enchaîne sur un autre thème, la licence des moeurs post-soixante-huitarde. De quoi créer un amalgame certain.
S'il n'a «jamais participé à la vindicte contre 1968» et considère qu'il y a «des choses positives» dans cet héritage, il estime qu'il y a aussi «des choses négatives, voire extrêmement négatives, la plus grave étant la dérive qu'on a tolérée et encouragée vis-à-vis de l'enfance et de l'adolescence». Allusion à peine voilée à
ce qu’il avait déjà dit à Daniel Cohn-Bendit, ex-leader de Mai 1968 devenu leader d’Europe Ecologie, lors de l’émission
A vous de juger sur France 2, en juin 2009, lui reprochant ses écrits sur la sexualité des enfants, datant de 1975.
Dans le livre
Le Grand Bazard, Daniel Cohn-Bendit racontait ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants de Francfort. Un ouvrage qui fit scandale en 2001.
«Une société qui expose les enfants est une société barbare. Sur ce point, il y aura un jour nécessairement interrogation», conclut Bayrou.
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