POLITIQUE - Elle continue d'alimenter la polémique autour du ministre de la Culture et de la Communication...
Si
Martine Aubry veut clôturer la saga Frédéric Mitterrand, la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, elle, n’a pas dit son dernier mot sur le sujet. Elle a estimé samedi à Lille que le ministre de la Culture et de la Communication était l'auteur d'un faux témoignage en apportant un
témoignage de moralité à deux hommes accusés de viol, dans le cadre d'un procès d'assises en appel à la Réunion.
«M. Mitterrand est un faux témoin. Après avoir menti, il se comporte comme un faux témoin», a estimé Marine Le Pen, qui s'exprimait lors d'un point presse dans les locaux lillois du FN.
Accusations en série
Le ministre de la Culture «témoigne», selon la vice-présidente du FN «de la moralité, du désir de réinsertion, du désir de renoncer à de mauvaises fréquentations, de l'engagement que prendraient ces criminels à ne plus commettre un quelconque délit, il s'engage à leur place sans jamais les avoir vus. C'est ce qu'on appelle un faux témoin en justice».
C’était déjà Marine Le Pen qui
avait déterré les écrits de La Mauvaise Vie de Frédéric Mitterrand en début de semaine. «C'est la seule façon d'exister politiquement pour le Front national,
a expliqué à 20minutes.fr Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite. L'ouverture à gauche de Sarkozy mécontente la frange la plus droitière et conservatrice de l'UMP. Sans parler des militants de Villiers qui viennent de le rejoindre... Alors que son parti est en mauvaise posture, Marine Le Pen en profite pour essayer de les récupérer.»
20minutes.fr