POLITIQUE - La secrétaire nationale du PS demande à ce que l'on passe à d'autres sujets...
Martine Aubry veut signer la fin de la saga autour de Frédéric Mitterrand, pris dans la tourmente à cause de son livre
La Mauvaise Vie, dans lequel il
raconte avoir payé pour faire l'amour dans un bordel de Bangkok, et qui était aux prises vendredi avec un
témoignage de moralité qu'il a apporté à deux hommes accusés de viol. La première secrétaire du PS a ainsi estimé samedi que l'affaire était terminée, ajoutant qu'elle avait «horreur qu'on s'attaque aux hommes et aux femmes».
Interrogée à son arrivée à une Convention du PS à La Défense si l'affaire Mitterrand était terminée, elle a répondu: «Oui, nous avons pris acte. Maintenant passons à ce qui intéresse vraiment les Français: le chômage, la crise, le pouvoir d'achat qui stagne». «Il faut arrêter toutes les histoires personnelles», a-t-elle ajouté.
Calmer les ardeurs socialistes
Depuis le début de la polémique, Martine Aubry s'était faite discrète, arguant qu'elle n'avait pas lu le livre incriminé. En revanche, c'est son confrère Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui s'est beaucoup impliqué, jugeant
choquant les écrits d'un «ministre consommateur».
Une position qui a valu, au sein de la gauche, des réactions mitigées. Plusieurs responsables de gauche
ont estimé que le porte-parole du PS avait outrepassé son rôle en s'en prenant aussi violemment à Frédéric Mitterrand et une ligne de fracture semble s'être dessinée au sein du parti entre la jeune garde et les caciques. «Comprenons aussi que Benoît Hamon a pu avoir une réaction de sensibilité, comme tous les Français qui liraient ce livre», a tenté de justifier Martine Aubry.
20minutes.fr