POLITIQUE - Le ministre de la Relance économique a défendu également la participation de Nicolas Sarkozy au procès...
L'air de rien,
Patrick Devedjian a gentiment frôlé
le point Godwin. Invité des «Questions du mercredi» sur France Inter, le ministre de la relance a dressé une comparaison entre l'affaire Clearstream et l'affaire Dreyfus, ce capitaine qui avait arrêté et déporté au bagne pour des accusations - fausses - de trahison, sur fond d'antisémitisme. «Ca ne vous rappelle rien, la falsification d'un bordereau pour faire accuser quelqu'un? Cent ans après, est-ce encore possible?», a-t-il demandé, dans une
allusion au document ayant abouti à l'arrestation de Dreyfus.
S'il a immédiatement précisé que: «ça n'a pas la connotation de l'affaire Dreyfus, ça n'a pas la dimension de l'affaire Dreyfus», il a toutefois précisé que «le mécanisme est exactement le même: la falsification d'un bordereau en vue de faire accuser un innocent»:
Avocat de formation, il a également pris la défense de Nicolas Sarkozy dans la polémique qui a suivi les propos du président de la République, désignant les prévenus de l'affaire Clearstream comme des «
coupables». «Pour moi c'est la partie civile qui a répondu» dans l'interview, explique Patrick Devedjian, qui ajoute: «son avocat explique tous les jours que son adversaire [Dominique de Villepin, NDLR] est coupable».
E.J.