POLITIQUE - Jean-François Copé a battu le rappel de ses troupes...
De l’hyper président, il veut passer à l’hyper Parlement. Responsable du groupe UMP à l’Assemblée nationale,
Jean-François Copé a battu le rappel de ses troupes, ce jeudi, lors de l’ouverture des
journées parlementaires de l’UMP au Touquet (Pas-de-Calais). «Il est temps pour nous de proposer des choses. Pas des choses sympas. Mais bien des choses qui changent la vie des Français», a lâché le député-maire de Meaux.
Ils vont en avoir l’occasion. Avec la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle, les parlementaires doivent désormais «partager l’ordre du jour» avec le gouvernement. Jusqu’ici, ils proposaient moins de 10% des lois, laissant les projets de l’exécutif se tailler la part du lion. «Aujourd’hui, nous devons viser les 40%», a lancé Jean-François Copé à une salle acquise à sa cause.
Hortefeux assailli de questions
Il faut dire que les députés n’en attendaient pas moins. Il y a deux semaines, Eric Besson a
retoqué un de leurs textes sur les tests ADN qu’ils avaient pourtant voté. Et ils ne l’ont toujours pas digéré. «C’était simplement scandaleux, pense Christian Vanneste, député du Nord. Nous ne sommes pas là que pour lever la main quand le gouvernement dit oui. Et pour la baisser quand il dit non.
Dans les travées du palais de l’Europe, Brice Hortefeux a été le premier à s’en rendre compte, jeudi matin. Invité à s’exprimer sur la réforme des collectivités territoriales, le Ministre a été assailli de questions et de critiques par les parlementaires.
Spectateur assidu, Jean Léonetti a apprécié. «Le niveau d’exigence va se relever, pense le député des Alpes-Maritimes. Je me souviens d’un mec qui avait proposé une loi pour obtenir une prime pour les céréaliers de son coin. C’était uniquement pour se faire bien voir. Ce temps-là est désormais révolu...»
Vincent Vantighem, envoyé spécial au Touquet (Pas-de-Calais)