POLITIQUE - Le chef de l'Etat a surtout répondu aux interrogations des Français sur tous les sujets d'actualité lors de son interview sur TF1 et France 2...
Une impression de survol. L'interview de Nicolas Sarkozy, sur TF1 et France 2 ce mercredi soir, aura abordé une multitude de thèmes, tous ceux qui inquiètent les Français. Résultat: rien de vraiment neuf.
On attendait particulièrement le président de la République sur les déclarations faites la veille par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Sur France 2, ce dernier avait réclamé un échange entre Clothilde Reiss et l'assassin de Chapour Bakhtiar, détenu en France. «C'est du chantage», a répondu Nicolas Sarkozy, réaffirmant l'innocence de la jeune Française de 22 ans. Il en a profité pour prôner la fermeté envers l'Iran, notamment sur la question nucléaire. «Il y aura une date limite [pour les discussions, ndlr], dans mon esprit, c'est décembre.»
«Je n'ai pas le droit d'être négligent dans la manière de m'hydrater»
Crise, bonus-malus, dette, taxe carbone, tests ADN, producteurs laitiers, les sujets s'enchaînent, sans véritable nouveauté par rapport à ce qui a été affirmé dans les derniers jours. Interrogé sur son malaise, en juillet dernier, Nicolas Sarkozy en assume la responsabilité: «Je n'ai pas le droit d'être négligent dans la manière de m'hydrater», affirme-t-il, très grave. Ce qui l'a le plus embêté? Avoir inquiété ses proches et «tous ceux qui l'aiment».
Autre sujet polémique de la rentrée: la vidéo de Brice Hortefeux, lors de l'université d'été des Jeunes populaires, à Seignosse. A ce moment là, la voix du président devient plus douce. Il rappelle avec nostalgie ses relations avec le ministre de l'Intérieur - ils sont amis depuis l'adolescence. Pour lui, cela ne peut être qu'«une maladresse.»
«Je ne suis pas un homme qui ment»
Enfin, dernier thème brûlant: le procès Clearstream, qui s'est ouvert lundi au Palais de justice de Paris. Sans directement accuser son rival Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy a lancé quelques piques. «Je fais totalement confiance à la justice, les juges décideront qui a fait ça, pourquoi on a fait ça, qui sont les commanditaires et qui sont les opérateurs». «J'ai certainement beaucoup de défauts mais je ne suis pas un homme qui ment. Je ne suis pas un homme qui renonce et je ne suis pas un homme qui plaisante avec les principes d'honneur et de probité», a-t-il martelé.
Lapsus? Le président déclare que «la justice a décidé de traduire les 'coupables' devant un tribunal correctionnel». Problème: les accusés sont présumés innocents jusqu’au verdict...
Une phrase qui fait déjà polémique, dès la fin du discours, les avocats de Dominique de Villepin ont jugé ces mots «scandaleux».
Quant à 2012, alors que David Pujadas lui demande s'il y pense en se rasant, Nicolas Sarkozy affirme que non. «Le rêve de mon hypothétique réélection n'est pas dans ma tête», confie-t-il. Sa candidature à sa propre succession n'est donc pas (encore) à l'ordre du jour.
Oriane Raffin