Suivez la première journée du «tour de France du projet» de Martine Aubry en direct

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Publié le 22 septembre 2009.

POLITIQUE - Une journée à Angoulême...

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Première étape en Poitou-Charente pour le «tour de France du projet» du parti socialiste. La première secrétaire du PS Martine Aubry est ce mardi à Angoulême (Charente). Au programme: manifestation en faveur de La Poste le matin, visite d'une entreprise d'insertion puis d'une école primaire l'après-midi, et pour finir rencontre-débat en début de soirée.

>> A venir, un reportage sur cette journee


20h. «Faire passer les gens avant l'argent».
Un jeune homme, vendeur au Mc Donalds récolte les applaudissement de la salle en appellant à «faire passer les gens avant l'argent». Les revendications s'enchaînent: handicap, environnement, bas salaires. Studieuse, Martine Aubry écoute et prend des notes. Le speaker rappelle que toutes les propositions seront consignées dans un site dédié. L'heure du retour approchant, on laisse la premiere secretaire du PS poursuivre sa reunion.

19h30. «Marre du bordel au PS»

La démarche participative est clairement assumée. Le micro tourne dans la salle et Martine Aubry n'a pas encore repondu aux diverses revendications qui se sont exprimées dans le débat, animé par un journaliste qui relance les participants pour qu'ils développent leur raisonnement. L'effet ne se fait pas attendre: une femme chef d'entreprise lance «on en a un peu marre du bordel au PS». Un lycéen interpelle la première secretaire sur l'emploi des jeunes, tandis qu'une autre chef d'entreprise évoque «les charges» excessives, qui ne lui permettent «même pas de gagner le RMI».

19h. Un film provoque des rumeurs
Le PS a choisi de diffuser un petit film, realisé a partir de temoignages de personnes sans trier parmi les préférences politique. L'une d'entre elles dit sa «confiance dans le gouvernement». Rumeurs dans la salle.

18h30. Réunion participative
La réunion commence, organisée en cercle autour de Martine Aubry. Une mise en scène qui n'est pas sans rappeler celle des meetings participatifs de Segolene Royal. La première secrétaire du PS a toutefois averti «ce n'est pas à nous de demander aux Français comment mettre l'économie devant la finance, il s'agit de porter le débat sur les valeurs». Mais tout de même: «nous on ne parlera, on va vous écouter» lance Martine Aubry, devant une salle bien remplie, de 300 a 400 personnes.

16h15. Tendinite.
Martine Aubry ne s'est pas attardée ce matin à la manifestation en faveur de la poste. La raison? La première secrétaire du PS est handicapée par une tendinite à la jambe, qui l'empêche de marcher trop longtemps.

15h45. Les journalistes à la crèche.
Martine Aubry rencontre à huis-clos des professeurs et des parents d'élèves avant le débat de ce soir a 18h. En attendant, les journalistes attendent a cote de la salle... dans une crèche. De petites souris sont dessinées sur le mur, et des avions miniatures sont suspendus au plafond.

15h25. Dans l'usine, bâtie sur une friche industrielle, des salariés s'affairent, l'un à désosser des ordinateurs, l'autre à peser les déchets. 

Dans le grand atelier éclairé par le soleil de l'après-midi charentaise, Emilie, qui travaille à enlever les gaz toxiques des réfrigérateurs, est citée en exemple par le directeur: après son bac pro de secrétariat, elle a obtenu ici un diplôme dans la mécanique. Ce qui n'a pas pour autant suscite chez elle une vocation: arrivée dans l'entreprise en mai dernier elle a d'autres projets. «A la rentrée, je vais m'engager dans l'armée de terre», nous confie cette brune aux yeux clairs, qui reconnaît tout de même qu'elle a reçu «une formation qui peut être utile dans la vie». Et la visite de Martine Aubry? «La politique, je m'en fous totalement, je ne vais voter que quand il je n'ai plus le choix», répond-t-elle, sans hostilité.

Benoit Hillairet, lui s'occupe des fours à micro-ondes, et notamment de leur gaz toxique, le PCB. Arrive dans l'entreprise voilà trois jours, ce solide gaillard portant fièrement cheveux longs et bouc attend une chose de la gauche: «une réunification. Qu'ils arrivent à s'entendre. Les guerres du genre Aubry-Royal, c'est ridicule. Et j'attend un programme sérieux aussi». Il souligne que l'entreprise Envie qui fait «a la fois du social avec la réinsertion et de l'écologie avec le recyclage» fait partie des approches qui pourraient inspirer la gauche. Les primaires? Il se dit prêt à aller voter: «ça pourrait commencer a développer un dialogue».

15h05. Pas évident pour la première secrétaire de rencontrer à la fois des gens et des journalistes. Entourée de caméras à la manifestation le matin, Martine Aubry s'est plainte de ne pas avoir de «contact» avec les personnes présentes. Mais après la conférence de presse, le déjeuner avec des acteurs de la culture locale était ferme à la presse.

Les choses changent un peu l'après-midi avec la visite de la première secrétaire du PS dans l'entreprise de réinsertion Envie, spécialisée dans le recyclage de produits électroniques et ménagers. Un dossier qu'elle connaît bien: elle a aidé a la création de l'entreprise via sa fondation: «ce qu'ils font est a la fois utile, parce qu'ils répondent a un besoin que le marché ne remplit pas, et en même temps cela permet la réinsertion des personnes en difficulté». Ce qui conforte le diagnostic souvent répété par la première secrétaire: «il y a un certain nombre de personnes qu'il faut prendre en charge, individu par individu, et accompagner».

12h50. La conférence de presse terminée, Martine Aubry s'en va déjeuner avec des acteurs du monde de la culture d'Angoulême, «une ville culturelle, qui s'ouvre, qui donne envie de partager des moments d'émotion».
Retour prévu à 14h30, pour aller visiter une entreprise d'insertion. En attendant, les journalistes déjeunent dans la brasserie de la Cite de la BD, qui offre une vue imprenable sur la ville. D'autant plus que l'épais brouillard qui enveloppait la cite charentaise ce matin s'est levé.

12h49. La fermeture de la Jungle de Calais, un «acte totalement inhumain»
«ll y avait une organisation, une fraternité, certes pas digne de notre pays mais qui leur permettait d'attendre», a jugé Martine Aubry, soulignant qu'elle avait mis en place le centre de Sangatte, fermé depuis: «Ce n'est pas en supprimant un bâtiment qu'on allait régler le problème».

12h45. Martine Aubry n'a pas digéré le livre Hold-Ups, arnaques et trahisons (éd. du Moment) qui remet en cause les conditions de son élection à la tête du parti.
«C'est un livre qui raconte une fausse histoire», a-t-elle jugé, avant de prévenir: «Ce n'est pas terminé». Interrogée sur les suites - judiciaires? - qu'elle entendait donner au livre, elle n'a pas donné de précisions mais a dit qu'elle ferait bientôt une annonce sur le sujet. Elle a également dénoncé le «manque de courage» des auteurs du livre, qui ont refuse la proposition d'un débat contradictoire émise par Jean-Christophe Cambadelis et Claude Bartolone.

12h35. Sur les hauteurs d'Angouleme, où se situe la Cite de la BD, Martine Aubry, combattive, a également répondu à des questions sur une éventuelle candidature de sa part aux primaires.
«Je répondrai en temps venu. (...) Quand on passe des étapes, on loupe une marche», a expliqué la première secrétaire. «Vous avez toujours trois temps d'avance», a-t-elle plaisanté à l'adresse des journalistes.

Concernant les primaires, elle a fait le lien avec le lancement de son «tour de France du projet»: «Si les primaires ont un sens, c'est que des hommes et des femmes que nous rencontrons ce soir adhèrent à notre mouvement de préparation du projet». Et histoire de mettre les points sur les i, elle a ajouté: «Nous ne sommes pas en train d'aller chercher des supporters de chaque candidat».

12h20. La première étape de la tournée de Martine Aubry se déroule... en Poitou-Charentes, la région présidée par Ségolène Royal.
Interrogée sur la coïncidence, la première secrétaire a répondu: «C'est pas mal non plus d'entrer dans une région dont la présidente a porté haut les couleurs du parti socialiste, et qui est très en avance sur le plan du développement durable». Et sur la démarche de rencontre des Francais mise en oeuvre dans le «Tour de France du projet», est-ce de la démocratie participative made in Ségolène? «Ce n'est pas le même moment, ce n'est pas la même nature», a-t-elle répondu. «Ce n'est pas à nous de demander aux Français comment mettre l'économie devant la finance, mais de porter le débat sur les valeurs».

12h10. Lors de la conference de presse, Martine Aubry a detaille la philosophie de son "Tour de France du projet".
Selon elle, il s'agit de «préparer un projet de société pour 2012», car «il ne suffira pas pour la gauche d'etre bonne gestionnaire». La première secrétaire du PS ambitionne de «porter le débat au niveau des valeurs». «Le progrès, est-ce faire en sorte que chacun envie celui qui est devant lui?», s'est interrogée Martine Aubry.

11h40. La manifestation terminée, direction la Cité internationale de la bande dessinée d'Angouleme, ou Martine Aubry doit donner une conférence de presse.
Elle est entourée du secrétaire national à l'industrie Guillaume Bachelay et du député de la Nièvre Christian Paul, responsable du Laboratoire des idées, le think tank du parti. Plus tôt dans la matinée, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la ville contre la modification de statut de La Poste.

10h37. Martine Aubry s'entretient avec les syndicalistes de La Poste qui organisent la manifestation unitaire.
Elle écoute les revendications en hochant la tête et fait part de sa «volonté absolue der garder cet outil indispensable», dont le changement actuel de statut «remet en cause quelque chose d'essentiel dans la vie des Français». Elle va ensuite a la rencontre des élus locaux, parmi lesquels la députée européenne Bernadette Vergniaud et le maire d'Angouleme, Philippe Lavaud.

10h. Martine Aubry est arrivée à Angoulême en train, et se rend a la manifestation pour la défense de la Poste.
Elle est accompagnée de plusieurs membres de la direction du parti: Guillaume Bachelay, David Assouline, Razzye Hammadi et David Lebon, entre autres. Devant le bureau de Poste, une centaine de manifestants, attendent, en compagnie d'elus locaux.
Emile Josselin, envoyé spécial à Angoulême
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