PORTRAIT - La refonte du site Désirs d'avenir a presque fait sortir le compagnon de Ségolène Royal de son anonymat...
Une aura de mystère proportionnelle à l'intérêt que suscite le personnage entoure André Hadjez. Le compagnon de Ségolène Royal, jusque là vu dans les magazines people, a fait son apparition dans les rubriques politiques.
Le motif? Depuis que
l'Express a révélé qu'il aurait piloté la
refonte discutable du site de Désirs d'avenir, les interrogations fusent sur le rôle politique que cet homme a pris auprès de Ségolène Royal. Et finalement, on sait peu de choses de lui. D'autant plus que l'homme refuse de communiquer: «Je vous indique que Monsieur André Hadjez s’oppose à toute publication d’article relatif à sa vie privée», a
répondu son avocat au
Journal du dimanche qui a essayé de le contacter. L'entourage de Ségolène Royal ne se montre guère plus bavard sur la question: l'ancienne candidate à la présidentielle a d'ailleurs engagé des poursuites contre les magazines, comme
Paris Match, qui ont publié des photos d'eux sans autorisation.
André Hadjez est présenté par la presse comme un «homme d'affaires», qui travaille notamment dans la gestion immobilière. Il est également
éditeur de jeux de société, comme
La grande Traversée, auquel le navigateur Marc Pajot a prêté son image, ou bien
Le Vainqueur du tour, avec Laurent Fignon, sortis dans les années 80,
rapporte un site spécialisé. Bien loin de la politique a priori.
Anonymat
Mais selon le
Journal du dimanche, il a pris goût à cet univers en même temps qu'il a rencontré Ségolène Royal: il se rend notamment au congrès de Reims,
au meeting de réconciliation de Ségolène Royal avec Martine Aubry pendant la campagne européenne. Selon le
JDD, il «fait même le go beetween avec des journalistes», lors d'un déplacement à l'étranger de l'ancienne candidate. Mais il reste discret: sa seule photo officielle avec Ségolène Royal
est publiée dans le journal
Sud-Ouest, à la fin du mois de mai.
Ce qui l'a fait sortir de son anonymat, c'est en fait la révélation, par l'
Express, que sa société Andecom aurait refaçonné de Désirs d'avenir. Pour... 41.000 euros. Ségolène Royal aurait confié à des journalistes qu'il était à l'origine du nouveau design du site, le présentant comme «très doué en multimédia et... très amoureux». Une information démentie par la responsable socialiste: «à aucun moment il n’a piloté le site Désirs d’Avenir», dit-elle dans un
message posté sur son site, histoire de dissiper les soupçons sur son éventuel rôle de conseiller. Et de rassurer ses partisans?
20minutes.fr