POLITIQUE - Environ 25% des militants ont été rayés des listes...
C'est une première réponse aux accusations de fraudes. Martine Aubry part à la chasse aux adhérents fantômes.
Pascale Boitard, secrétaire nationale à l'organisation et aux adhésions au PS, a affirmé vendredi à l'AFP «qu'environ 48.000 adhérents» non à jour de leurs cotisations depuis deux ans, avaient été radiés «mi-septembre» des listes du parti, confirmant une information parue dans
Libération. L'instrumentalisation de ces adhérents inactifs, qui ont pris leurs distances avec le PS avait été au coeur des controverses sur les résutats du congrès de Reims. Cette opération de vérification des listes a été lancée en «février» par Martine Aubry, dixit l'entourage de la maire de Lille.
Pascale Boitard a expliqué que cette opération avait été menée en concertation avec «toutes les tendances du parti» afin qu'il n'y ait «plus aucun doute» lors des votes, comme ce fut le cas lors du
congrès de Reims. Elle a indiqué avoir écrit «en juin à toutes les fédérations» pour qu'elles mettent à jour leurs listes après avoir relancé les adhérents n'ayant pas acquitté leur cotisation depuis deux ans.
Toutes les fédérations devront mettre en place un «bureau fédéral» des adhésions, ce qu'une quarantaine d'entre elles n'ont toujours pas fait.
Adhérents à 20 euros
Ces adhérents, a-t-elle ajouté, «font partie de la vague des 20 euros», ces militants inscrits en 2006 pour les primaires et en 2007 après l'élection présidentielle. Ils sont considérés comme majoritarement favorables à Ségolène Royal.
Avant le congrès de Reims, François Hollande avait décidé de créer un statut d'inactif, ce qui avait empêché leur radiation. Selon Pascale Boitard, toutes ces règles étaient déjà inscrites dans les statuts du PS, mais «n'avaient jamais été appliquées». Avec cette radiation, le nombre de militants du PS s'élève à «plus de 203.000». Elle a précisé que la mise à jour des fichiers aurait lieu «deux fois par an, le 1er janvier et le 30 juin», comme prévu dans les statuts. La commission des conflits, chargée d'arbitrer les différends, deviendra une «commission de l'éthique et du droit». Sa misson sera étendue aux sanctions contre «les camarades qui vont travailler avec la droite».
20minutes.fr