POLITIQUE - Elle a estimé qu'il fallait que la «loi soit appliquée»...
L'épisode du Congrès de Reims est loin d'être clos. Après la
parution du livre Hold-uPS, arnaques et trahisons, d'Antonin André et Karim Rissouli (Éditions du Moment), Ségolène Royal a
réagi sur
France Inter en appelant à «
sanctionner les fraudes».
«Il y a des principes fondamentaux qui sont le respect de la loi, l'application de la loi, les sanctions sur les fraudes» et «même si c'est douloureux, même si c'est difficile, il faut que la loi soit appliquée», a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes. «Le PS n'est pas une zone de non droit et frauder un vote, que ce soit dans une association, dans un parti, dans une société, c'est un délit pénal», a-t-elle fini par lâcher, après que le journaliste Nicolas Demorand l'a poussée à parler sans attendre de faire sa «déclaration solennelle», prévue à Montpellier le 19 septembre lors de sa fête de la Fraternité
.
Une déclaration solennelle mardi prochain
«Dans un premier temps, je pense qu'il faut sanctionner ces fraudes, il faut appliquer la loi. Consulter les militants éventuellement, ensuite procéder à un nouveau vote, si en effet ces fraudes sont avérées», a dit encore l'ex-candidate à la présidentielle indiquant qu'elle ferait «une déclaration solennelle mardi prochain». On pourrait «saisir les tribunaux sur les fraudes et si les fraudes sont avérées, voir ce qu'il en advient ensuite dans le cadre d'un contentieux électoral», a-t-elle dit.
Elle n'est pas la première à réagir après la parution de ce livre
qui affirme que l'élection de Martine Aubry à la tête du PS en 2008 a été «fabriquée de toutes pièces».
Si Martine Aubry a opté pour l'humour, déclarant qu'elle ne préférait ne pas lire le livre et attendre la sortie du film, d'autres sont rapidement montés au créneau. A l'image de Malek Boutih selon qui la triche est «une pratique banalisée» au sein du parti socialiste.
L'interview de Ségolène Royal en vidéo:
Avec agence