Vendredi, en ouvrant l'université d'été de son parti, la présidente de Poitou-Charentes avait assuré que «le responsable du programme des Nations Unies pour le Développement» lui avait demandé, «et j'en suis très honorée, d'être la représentante mondiale au niveau des Nations unies pour la coopération décentralisée sur les énergies renouvelables». «C'est à ce titre que le 21 septembre, je serai à l'ONU pour représenter ces régions du monde pour la préparation du Sommet de Copenhague», avait poursuivi Ségolène Royal.
«Tout est bon pour essayer d'attirer les lumières médiatiques»
Une revendication démentie plus tard par le PNUD et raillée ensuite par l’UMP, qui accuse la présidente de Poitou-Charentes de «mensonge». Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, porte-parole et porte-parole adjoint de l'UMP ont déclaré: «Elle est aujourd'hui démasquée car contrairement à ce qu'elle affirme, elle n'est en rien ambassadrice officielle du PNUD».
«Tout est bon pour elle pour essayer d'attirer les lumières médiatiques sur son immodeste personne», a poursuivi l'UMP dans un communiqué.
Pas de fonction ou de titre particulier
Interrogée par l'AFP, la directrice du PNUD à Genève, Cécile Molinier, a démenti que Ségolène Royal jouisse d'une fonction ou d'un titre particulier accordé par le PNUD, expliquant que le département des partenariats du PNUD avait pris contact avec elle en sa qualité de présidente de région, comme il le fait avec d'autres responsables, «ni plus ni moins».
Le directeur de la plateforme pour les partenariats innovants du PNUD a précisé que Ségolène Royal avait été invitée à participer (mais pas sur une tribune) à un «événement parallèle» organisé par une ONG à l'ONU à New York le 21 septembre où une déclaration sur les énergies renouvelables doit être lue au nom des présidents de région du monde entier.
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