POLITIQUE - A moins de sept mois de régionales qui s'annoncent difficiles, La Rochelle ouvre ses portes à un PS en crise...
Elle a du pain sur la planche. Alors que s'ouvrent ce vendredi les universités d'été du parti socialiste à la Rochelle, la première secrétaire , Martine Aubry, va devoir relancer la machine, sous la pression d'une jeune garde
qui ferraille autour des primaires et du
périmètre des alliances, avec ou sans MoDem.
Ne pas rater sa rentrée
A moins de sept mois de régionales qui s'annoncent difficiles, La Rochelle ouvre ses portes à un PS en crise, après un désastreux 16,48% aux européennes et des disputes estivales entre l'impétueux quadra Manuel Valls et la première secrétaire. «Une grosse partie se joue à La Rochelle. Si on rate notre rentrée, soyons clairs, cela veut dire qu'on rate notre année», affirme Pierre Moscovici, membre de la direction.
Assurant ne pas vouloir «mettre la pression» sur la patronne du parti, qui est «consciente» des enjeux, il martèle: «Il faut que Martine annonce à La Rochelle une feuille de route», qu'elle «lance le grand chantier du projet». D'autres, en revanche, ont mis la pression sur celle qui dirigera sa première université PS depuis son élection à sa tête.
Vers le concensus des primaires
Vincent Peillon et les partisans de Ségolène Royal ont ainsi brisé un tabou en esquissant à Marseille une alliance avec le MoDem, rejetée par la direction socialiste. Autre sujet imposé à la maire de Lille: des primaires à gauche pour
la désignation du candidat en 2012, défendues par Vincent Peillon et ses amis; qui les verraient ouvertes au MoDem; et par Arnaud Montebourg, qui a mis sa démission dans la balance. Un consensus s'est affirmé autour de ces primaires.
Opposés ou réservés, des ténors comme Bertrand Delanoë, Laurent Fabius ou François Hollande s'y sont résignés. Trois proches de l'ex-Premier secrétaire, Michel Sapin, Bruno Le Roux et Stéphane Le Foll, les veulent cependant limitées au choix du candidat socialiste et non de toute la gauche.
Le fantôme du MoDem
Un «appel des 100», à l'initiative de la Fondation Terra Nova, visant 100.000 signatures, a été lancé mercredi pour «une primaire populaire». Seule voix dissonante, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis tempère: «Calmos ! C'est après les régionales qu'il faudra enclencher la mécanique et pas avant».
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La balle est dans le camp de la première secrétaire. A l'ouverture de l'université, elle s'affichera au côté de son ex-rivale Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, région d'accueil, en fidélité à leur pacte de non agression. Sereine, Martine Aubry a fixé un cap, n'esquivera aucune question et précisera sa position sur les primaires dès son discours d'ouverture, souligne son entourage. Dès jeudi, elle devrait s'exprimer dans une tribune de presse.
Non convié, le MoDem devrait hanter la grand'messe socialiste. Sa vice-présidente Marielle de Sarnez, après avoir tendu la main à la gauche à Marseille, a assuré que son parti n'était pas concerné par les primaires. Tous les ténors du parti seront là, y compris Valls qui a hésité, mais pas le socialiste préféré des Français pour 2012, Dominique Strauss-Kahn.
M.D avec agence