Primaires ouvertes: la décision d'Aubry fait (presque) l'unanimité

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Publié le 27 août 2009.

REACTIONS - Plusieurs membres du PS lui demandent désormais de fixer rapidement un calendrier...

Il lui dit «merci». Arnaud Montebourg a salué ce jeudi la décision de Martine Aubry d'organiser des «primaires ouvertes» pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle de 2012. «Je (la) remercie d'avoir entendu dans toute son ampleur et son audace ce grand projet qui peut révolutionner la gauche et peut-être la France», a déclaré le député PS, en ouverture du séminaire estival de la rénovation du PS organisé à Jarnac. Et pour cause, le 19 août, Arnaud Montebourg avait menacé de quitter le PS si son combat pour des primaires ouvertes devait échouer.
 
Selon lui, ces primaires doivent être «ouvertes à toute la population et ouvertes à tous les partis de gauche, de manière à marcher vers un projet unique et une candidature unique».
 
>> A lire, primaires ouvertes mode d'emploi
 
Le porte-parole du PS Benoît Hamon parle lui aussi de «mini-révolution» permettant au PS «d'envisager l'avenir autrement». «C'est une manière de donner un souffle démocratique nouveau au choix du candidat», a-t-il déclaré ce jeudi sur France Info (voir la vidéo ci-dessous), réagissant à la tribune de la première secrétaire dans Le Monde.
 
Egalement satisfait, le socialiste Patrick Mennucci, proche de Ségolène Royal et membre du courant L'espoir à gauche de Vincent Peillon, a demandé à la première secrétaire du PS de fixer rapidement un calendrier pour l'organisation de ces primaires. Selon lui, une «convention nationale sur la rénovation du parti et les primaires doit avoir lieu dans les deux mois», en tout état de cause avant les régionales, alors que Martine Aubry a prévu une Convention en juin pour trancher la question.
 
«Faire passer en douce l'alliance avec le MoDem»
 
Le vice-président de la région PACA estime qu'il faut «bouger sur la question des alliances» qu'impliquent les primaires faute de quoi «ça se fera dans les régions».
 
La seule voix dissonante ce jeudi matin était celle de l'ancien ministre PS de la Défense Paul Quilès. Dans une interview publiée dans Libération, il dénonce l'appel lancé par Terra Nova en faveur de ces primaires, en mettant l'accent sur la présence parmi les premiers signataires de Jean Peyrelevade, vice-président du MoDem.
 
Selon lui, l'opération est «destinée à faire passer en douce cette alliance» (PS-MoDem) qu'il juge «dangereuse parce que cela limite les convergences à quelques "valeurs communes" non identifiées et dont on ne sait où elles ont été discutées». «On est très loin de l'adhésion à un projet», ajoute Paul Quilès, rappelant que l'alliance PS-MoDem a été «refusée par les deux tiers des militants socialistes au congrès de Reims».
C. F. (avec agence)
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