POLITIQUE - Dans une tribune, le député déplore «l'immobilisme et le verrouillage» de son parti...
La guerre des missives, tribunes et autres lettres n’est pas terminée au Parti socialiste. Après Manuel Valls, Pierre Moscovici ou Jean-Christophe Cambadélis, c’est désormais le député Arnaud Montebourg qui se sert de la presse pour régler ses comptes avec son parti.
Dans une tribune publiée sur le Nouvelobs.com, le président du Conseil général de Saône-et-Loire menace de quitter le PS si son combat pour des primaires ouvertes afin de désigner le champion PS en 2012 devait échouer. «Je le dis tout net, je n’irai pas plus loin. S’il devait échouer, ce combat serait pour moi le dernier, au sein d’un PS qui, telle la vieille SFIO, ne mériterait plus qu’on l’aide à survivre».
«J’ai tout essayé»
Arnaud Montebourg déplore: «l'immobilisme et le verrouillage, voilà plus de dix ans que je les rencontre au PS, comme député et comme responsable politique». Rappelant qu'il a été, depuis le congrès de Reims en novembre dernier, chargé de la rénovation du parti, il lance: «j'ai tout essayé. Par la face sud, par la face nord, avec les uns, avec les autres, mais toujours au service des mêmes idées».
«Aujourd‚hui, le combat que je mène en faveur de primaires populaires ouvertes à l’ensemble des citoyens de gauche est une ultime tentative pour associer la population aux choix de la gauche dans le jeu délétère de la présidentielle, version Cinquième République, et de régler du même coup cette question du leadership qui perdure depuis la retraite de Lionel Jospin et qui est en train de couler définitivement le PS», ajoute-t-il.
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