La gauche, très mobilisée, tente de faire passer un des 140 amendements déposés afin d’éviter un «vote conforme», c'est-à-dire sans aucune modification du texte voté il y a quelques temps par les députés.
L’opposition espère retarder le vote final
Car si un amendement venait à être adopté, il faudrait alors convoquer une Commission mixte paritaire (composée de 7 députés et de 7 sénateurs). Ce qui retarderait d’autant le vote final.
Surtout, la majorité s’inquiète d’éventuelles défections dans ses rangs. André Lardeux (UMP) et Jean-Paul Alduy (UMP) ont déjà indiqué qu'ils voteraient contre, mais l'inconnue demeure sur le nombre d'abstentions dans la majorité, notamment parmi les centristes.
Pendant les débats, Marie-Thérèse Hermange (UMP) a ainsi fait part de ses doutes. «Je suis perplexe», a-t-elle déclaré, avant de lancer: «le dimanche c’est le jour du rendez-vous avec l'Autre, pour les Chrétiens, le Christ appelle à un rendez-vous» sous les applaudissements de la gauche mais aussi de plusieurs bancs UMP et Union Centriste.
L’opposition, elle, ne cachait pas son manque d’optimisme. Pour les sénateurs PS, PC et Verts, la proposition passera sans doute, mais à une courte majorité. «Le texte sera voté avec 10 voix d'avance, tout est bouclé d'avance» pronostiquait ainsi Raymonde Le Texier (PS) dans les couloirs du Sénat.
La proposition de loi qui autorise, sous des régimes différents, le travail dominical dans les communes touristiques et dans les grandes zones commerciales de Paris, Lille et Marseille, devrait être soumise au vote des sénateurs jeudi ou vendredi.