Remaniement: «Une garde sarkozienne compacte et efficace»

161 contributions
Publié le 24 juin 2009.

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes soulignent la fin de l'ouverture, si ce n'est la prise médiatique de Frédéric Mitterrand...

La presse française s'accordait ce mercredi à souligner l'ampleur inattendue du remaniement du gouvernement. «On est passé de l'ajustement mécanique annoncé (...) à un grand mouvement d'horlogerie», résume Didier Louis dans «Le Courrier Picard».

«Pour autant, point de rééquilibrage politique mais, la formule n'est pas usurpée, un jeu de chaises musicales», concourt Jean Levallois (La Presse de la Manche)..

«Un recadrage strict»

«Nicolas Sarkozy a privilégié la cohésion sur l'ouverture, la fiabilité sur l'amateurisme», analyse pour sa part Jacques Camus pour «La République du Centr». «L'ouverture, c'est fini», estime lui aussi Jean-Marcel Bouguereau («La République des Pyrénées»).

«C'est un recadrage strict de l'équipe ministérielle qui a été opéré», juge Olivier Picard («Dernières Nouvelles d'Alsace»), qui voit dans ce nouveau gouvernement «une espèce de commando pour affronter les mauvais vents». Pour Laurent Joffrin («Libération»), il s'agit d'«une garde sarkozienne compacte et efficace».

Mitterrand, «une passerelle entre Barbelivien et "La Princesse de Clèves"»

Quant à l'arrivée de Frédéric Mitterrand, qui «n'est pas un homme de gauche» comme le rappelle Patrice Chabanet dans «Le Journal de la Haute-Marne», elle est qualifiée de «prise de guerre plus médiatique que politique» par Henry Lauret dans «Le Télégramme».

«C'est le "coup Mitterrand" qui va marquer les esprits», conclut Hervé Cannet dans «La Nouvelle République du Centre-Ouest». Poétique et ironique, Didier Pobel («Le Dauphiné Libéré») y voit «une passerelle entre Barbelivien et "La Princesse de Clèves"».

«Nicolas Sarkozy s'offre là un patronyme qui est aussi une marque prestigieuse et signifiante en direction du monde de la culture et des jeunes, même s'il n'est pas socialiste», écrit Michel Urvoy dans «Ouest-France».

Retour aux affaires sérieuses

Mais Laurent Joffrin y voit surtout «une certaine fermeture politique»: «L'ouverture, somme toute, aura duré ce que durent les roses sur un champ de bataille, l'espace d'une manoeuvre.»

Philippe Palat qualifie dans le Midi Libre ce remaniement de «puissant, millimétré et tactique chamboulement», signe selon Patrick Pépin («Nord-Eclair») qu'«on ne joue plus et que les affaires sérieuses viennent de commencer».

Un Premier ministre muet

Dans «Le Progrès», Francis Brochet se montre plus cruel: «C'est surtout François Fillon que l'on aimerait consoler. Car il reste, le Premier ministre. Indispensable parce qu'invisible, nécessaire car muet.»

«Au bout du compte, Nicolas Sarkozy a choisi la solidité d'une équipe plus cohérente pour aborder la deuxième phase de son mandat. Solide, elle aura besoin de l'être car l'horizon paraît bien bouché», lance enfin Gérard Noël en forme d'avertissement dans Vosges Matin.

Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr